Bruxelles, 25/05/2000 (Agence Europe) - Paavo Väyrynen, membre finlandais du groupe libéral au Parlement européen, a écrit aux membres de son groupe un message concernant le discours de Joschka Fischer à la Humboldt Universität, en estimant que "nous devrions être ouverts à une discussion sur les deux alternatives" proposées par le ministre allemand des Affaires étrangères, qui sont "proches des idées que beaucoup de membres de notre groupe ont appuyées lors de la discussion sur la réforme institutionnelle de l'Union". Le député rappelle à ses collègues qu'il avait proposé lui-même que la CIG utilise "différentes formules d'intégration différenciée afin de parvenir à une Union qui se développerait progressivement de manière concentrique, avec un noyau fédéré et un cercle extérieur moins intégré" et que, depuis, "beaucoup d'hommes politiques et hommes d'Etat de premier plan - Jacques Delors, Valéry Giscard d'Estaing, Helmut Schmidt, Karl Lamers et maintenant Joschka Fischer - ont exprimé la même idée de base"(voir EUROPE des 18/19 janvier, p.7, au sujet du document de M. Väyrynen, qui imagine le Conseil de l'Europe comme un "cadre paneuropéen", l'Union européenne comme "confédération" avec, au centre, une Fédération européenne dotée de structures décisionnelles supranationales).
M. Fischer, note l'ancien ministre finlandais des Affaires étrangères, ne définit pas les pays qui pourraient faire partie du "noyau fédéré", et indique trois alternatives: les 6 pays fondateurs, les 11 membres de l'UEM ou un autre groupe d'Etats. Selon lui, le discours de M. Fischer n'est "pas tout à fait clair sur certains points", par exemple sur les deux alternatives qu'il semble voir pour une Europe qui s'élargit, à savoir: qu'elle se développe en une fédération décentralisée fondée sur les Etats nations, ou que la fédération soit constituée au sein de l'Union qui, dans son ensemble, continuerait à exister comme confédération.