Bruxelles, 14/02/2000 (Agence Europe) - La Présidence portugaise a décidé d'annuler la session du Conseil Agriculture des 21 et 22 février, la Commission européenne n'ayant pas présenté sa proposition de prix agricoles communs pour la campagne 2000/2001. Or, un premier débat sur cette proposition aurait dû représenter le point principal à l'ordre du jour de cette session.
Le retard de la Commission s'explique par les problèmes budgétaires. La Commission entame cette semaine ses débats d'orientation sur l'avant-projet de budget 2001 (en commençant par l'aspect "redéploiement des ressources humaines", voir la page suivante), et elle ne peut pas proposer les nouveaux prix avant de savoir de quelle dotation disposera la Pac l'année prochaine. Pour financer l'aide aux Balkans, fixée politiquement à un niveau très élevé, la Commission doit réaliser des économies ailleurs, car les ministres des Finances s'opposent à une augmentation des perspectives financières. Il existe une tendance à rechercher dans le secteur agricole une partie substantielle des économies à réaliser. Dans ce cas, l'orientation du Sommet de Berlin prévoyant en 2001 une augmentation des crédits pour l'agriculture de l'ordre de 8,5% ne serait pas respectée. D'après certaines indications, la direction générale du budget aurait suggéré plusieurs réductions de crédits portant sur: la réduction des quotas "sucre"; l'attribution aux Etats membres d'une partie du coût du stockage des produits agricoles; le démantèlement de l'aide aux fourrages déshydratés; le gel des programmes de promotion de la consommation; la réduction des crédits destinés à la distribution gratuite de produits aux citoyens défavorisés. Ces orientations auraient été considérées comme inacceptables par la direction générale "agriculture". La Commission doit trancher, et le débat s'annonce difficile.