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Bulletin Quotidien Europe N° 7655
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/affaires generales

Le Conseil a créé les structures intérimaires de la politique européenne de sécurité et de défense - Autres points évoqués

Bruxelles, 14/02/2000 (Agence Europe) - Le Conseil Affaires générales réuni lundi sous la présidence du ministre portugais des Affaires étrangères Jaime Gama, a entamé ses travaux (avant d'être interrompu pour le lancement de la Conférence intergouvernementale: voir autre nouvelle en p.5) par les dossiers dits "horizontaux". A l'ouverture des travaux, M. Gama a salué le nouveau ministre irlandais des Affaires étrangères, M. Cowen, et rappelé à ses collègues qu'ils retrouveraient Mme Ferrero-Waldner non plus en qualité de secrétaire d'Etat mais de ministre autrichien des Affaires étrangères. EUROPE précise que Mme Ferrero-Waldner a rejoint la salle de réunion alors que la session du Conseil avait débuté, en gagnant directement sa place sans avoir de contact avec d'autres délégations. Sur les dossiers "horizontaux", les Quinze sont parvenus aux résultats suivants:

Préparation du Conseil européen extraordinaire de Lisbonne. La Présidence portugaise a donné des précisions quant à la manière dont elle entend conduire la préparation de ce sommet et a souligné l'importance qu'elle attachait -point de vue qui a été appuyé par plusieurs délégations- au suivi à lui donner. Ses intentions ont bénéficié d'un accueil positif qui l'encouragera à poursuivre dans la voie tracée (certains Etats membres envisageraient même les objectifs de ce Conseil européen "avec enthousiasme"). Plusieurs ministres ont souligné, au cours du tour de table, que la mission de coordonner les travaux préparatoires à un sommet reconnue au CAG devrait être pleinement d'application dans ce cas.

Renforcement de la politique européenne de sécurité et défense. Le CAG a approuvé les trois Décisions qui donnent naissance aux structures intérimaires de cette politique, à savoir: - Comité politique et de sécurité intérimaire ; - Comité militaire intérimaire ; experts militaires nationaux détachés auprès du Secrétariat général du Conseil. En ce qui concerne le Comité politique et de sécurité (Cops), les Quinze ont décidé de laisser ouverte la question de l'éventuelle présidence de cette enceinte, en cas de crise, par le Haut Représentant/Secrétaire général Javier Solana (en dérogation de la règle de la Présidence tournante). Quant au Comité militaire, il dépendra du Secrétariat général du Conseil et travaillera à la fois pour le Cops et pour le Haut Représentant/Secrétaire général. EUROPE croit savoir que les Etats membres auront la liberté de nommer comme représentants dans cette enceinte ceux qui les représentent dans la structure correspondante de l'Otan. Lors de son intervention, Javier Solana a particulièrement attiré l'attention sur la question de la localisation de cette nouvelle structure, soulignant à la fois que le Juste Lipse (siège du Secrétariat général du Conseil) était déjà, à l'heure actuelle, proche de la saturation et, surtout, que ce bâtiment présentait des lacunes sur le plan de la sécurité. La question de la localisation de la structure définitive reste ouverte; il semble que les Quinze aient habilité M. Solana à trouver un bâtiment qui, dans les parages du Juste Lipse, satisfasse pleinement aux exigences de sécurité. EUROPE croit également savoir que le Cops devrait tenir sa première réunion le 6 mars prochain.

Charte des droits fondamentaux. La Présidence a fait le point sur le lancement des travaux au sein de la Convention qui prépare la Charte.

Réforme de la Commission européenne. Les idées de la Commission ont été présentées au Conseil par: - M. Patten qui a souligné la nécessité d'améliorer la gestion des aides de l'UE aux pays tiers, les pratiques actuelles étant marquées par trop de lenteur et de lourdeurs administratives. Selon M. Patten, le CAG doit appuyer cette démarche ; - M. Kinnock qui, en présentant les idées générales retenues par la Commission, a souligné lui aussi qu'une volonté réformatrice ne pouvait pas être le fait de la seule Commission, mais impliquer chacune des Institutions communautaires concernées. Le point de départ de la Commission a, selon une source proche de la Présidence, bénéficié "en général, d'un appui assez chaleureux". Au cours du tour de table, plusieurs ministres -le Néerlandais van Aartsen en particulier- ont souligné la nécessité de prendre en compte, dans cette opération, la question du coût de la fonction publique européenne.

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