Bruxelles, 14/02/2000 (Agence Europe) - La Commission européenne va organiser en juin ou septembre prochains une Conférence internationale sur le financement des infrastructures de transport dans les pays candidats à l'adhésion, a indiqué la commissaire de Palacio à l'occasion de la Conférence ferroviaire pan-européenne. Organisée les 10 et 11 février à Budapest par les organisations ferroviaires européennes (UIC, CCFE, Unife) sur le thème "un système ferroviaire compétitif pour l'espace paneuropéen", cette conférence a mis en exergue tant la question du financement que du mode de restructuration de l'industrie ferroviaire des pays candidats.
La commissaire ainsi que les organisations ferroviaires ont insisté sur l'importance des interconnexions entre systèmes ferroviaires de l'UE et des pays candidats, et, dans cet objectif, du rôle des dix corridors paneuropéens définis en juin 1997 et du réseau prévu par le programme Tina, pour les pays de l'Est, en complément du réseau TEN de l'UE. A cet égard, les organisations ferroviaires se sont félicitées du soutien apporté par l'UE grâce à ses instruments de pré-adhésion (Phare et Ispa consacreront, d'ici 2006, 520 millions par an aux infrastructures de transport), mais ont également appelé l'UE et les banques internationales à réaliser effectivement les projets ferroviaires prévus par le programme Tina. La commissaire de Palacio a, de son côté, souligné que l'important effort financier que les pays candidats doivent eux-mêmes fournir (90 milliards d'euros d'ici 2015), correspond finalement à celui fourni par les Etats membres dans les années 1960-1970.
Dans les conclusions adoptées à l'issue de la Conférence, l'accent est également mis sur: 1) l'adaptation de la législation des pays candidats sur celle de l'UE. Il est particulièrement important, selon la conférence, de distinguer la gestion de l'infrastructure de celle des services de transport, d'octroyer l'autonomie de gestion aux entreprises ferroviaires, de distinguer le rôle des Etats de celui des entreprises; 2) la prise en compte, pour la restructuration des entreprises ferroviaires, de la situation particulière des pays de l'Est: "il serait illusoire d'espérer un résultat pleinement efficace d'une simple application des modèles existants issus de l'acquis communautaire, sans considération du cadre national".