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Bulletin Quotidien Europe N° 7647
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/coree

La Commission propose de poursuivre la participation de l'UE au programme de reconversion nucléaire en Corée du Nord (Kedo)

Bruxelles, 02/02/2000 (Agence Europe) - La Commission européenne recommande au Conseil de lui confier un mandat de négociation pour poursuivre d'ici 2005 la participation de l'UE à l'Organisation pour le développement de l'énergie dans la péninsule coréenne, le "Kedo". Cet organisme a été mis en place à l'initiative des Etats-Unis dans le cadre des activités de non-prolifération nucléaire. Il gère la construction de deux réacteurs nucléaires à eau légère en Corée du Nord et lui fournit chaque année 500.000 tonnes de fuel lourd, en échange de l'abandon du programme nucléaire militaire nord-coréen. Il est financé par les Etats-Unis, le Japon, la République de Corée et l'UE. La contribution européenne représente 2% du coût du projet, soit 75 millions d'euros sur 5 ans, dans le cadre de l'accord Euratom/Kedo qui expire cette année. La Communauté européenne précisera sa nouvelle contribution financière dans le cadre des négociations qui seront menées cette année avec les partenaires du Kedo. Les discussions porteront également sur la participation de l'industrie communautaire aux appels d'offres pour la construction des réacteurs, indique la Commission. Les premiers contrats viennent d'être signés pour la construction du premier réacteur. "Je suis convaincu que le Kedo tire profit de la participation de l'UE à son directoire, de notre présence au secrétariat, ainsi que des compétences et des savoir-faire des entreprises européennes engagées dans ce projet industriel de premier ordre", a remarqué le commissaire européen aux relations extérieures, Chris Patten.

Lors de sa réunion de juillet dernier, le Conseil Affaires générales avait déclaré qu'il était disposé à examiner le moment venu la poursuite de la contribution financière de l'UE au fonctionnement du Kedo. Le Parlement européen, de son côté, a demandé à être informé du projet et avait placé les crédits Kedo sur une ligne budgétaire en "réserve" comme moyen de pression. La Commission précise à cet égard qu'elle "tiendra le Parlement pleinement informé de l'évolution des discussions".

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