Bruxelles, 02/02/2000 (Agence Europe)- La quatrième session ministérielle de négociation ACP/UE, censée déboucher sur la conclusion de l'accord de partenariat pour le développement post-Lomé (voir EUROPE d'hier, page 6), s'est ouverte ce mercredi, sous la présidence conjointe de Luis Amado, président du Conseil de l'UE et secrétaire d'Etat aux affaires étrangères du Portugal, et de John Horne, président du Conseil ACP et ministre du commerce et des consommateurs de St-Vincent-et-Grenadines. Les travaux liminaires en plénière ont permis aux ministres des 86 pays réunis (les 15 Etats membres de l'UE et les 71 pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique) de recenser, avant le déjeuner, les dernières questions encore ouvertes, au nombre desquelles, le libellé de la clause de rédmission des imigrants illégaux semblait devoir être le plus difficile à régler. Dans la soirée, les travaux se poursuivaient en plénière.
Les deux principales nouvelles du jour, obtenues respectivement de sources diplomatiques ACP et espagnole, étaient que:
les Etats ACP, réunis en Conseil la veille et le matin même de la session conjointe, s'étaient entendus sur Fidji comme lieu à proposer aux Européens pour la cérémonie de signature, le 31 mai prochain, de l'accord qui remplacera l'actuelle Convention de Lomé. Cette décision ACP a été prise, une fois annoncé le retrait de la candidature du Togo qui savait avoir peu de chances de trouver grâce aux yeux des Européens, en raison des sanctions dont ce pays fait toujours l'objet au titre de l'article 366 bis de Lomé IV révisée. La proposition formelle à l'Union et les délibérations conjointes sur le lieu de signature n'auront lieu qu'à l'issue des négociations sur l'accord lui-même, dont la clôture est prévue ce jeudi 3 février en fin de matinée.
Cuba, qui bénéficie actuellement du statut d'observateur des négociations, aurait formellement demandé à la plénière d'adhérer au futur accord.