Bruxelles, 02/02/2000 (Agence Europe) - Le "mécanisme d'intervention rapide" instauré fin 1998 par les Quinze pour éliminer les entraves à la libre-circulation des marchandises sur le territoire de l'UE a, semble-t-il, atteint son rythme de croisière. Suite à la mise en place de barrages routiers en France, en réaction contre la réduction du temps de travail, la Commission européenne avait écrit, lundi, aux autorités françaises pour leur demander des informations sur la nature des entraves observées et sur les mesures qu'elles entendaient prendre pour rétablir la libre-circulation des marchandises. La France a répondu dans les délais prescrits en fournissant toutes les informations requises sur l'emplacement et la durée des barrages, l'information disponible auprès des centres régionaux de gestion du trafic routier et les ambassades de France, les instructions données à la police et la gendarmerie pour empêcher les barrages ou limiter leurs effets sur la libre-circulation et permettre, le cas échéant, le versement de compensations.
"La Commission a transmis ces informations aux autres pays membres de l'UE. La situation s'étant arrangée entre-temps, elle n'a pas jugé nécessaire, à ce stade, de passer à une étape plus formelle de son intervention", a indiqué mercredi le porte-parole de la Commission européenne. L'étape suivante aurait pu être la publication d'une notification au Journal officiel imposant aux autorités concernées un certain délai pour "prendre toutes les mesures nécessaires et proportionnées", avec cinq jours pour répondre (cfr.: le règlement du Conseil 2679/98 sur le mécanisme d'intervention rapide pour rétablir la libre-circulation des marchandises).