Bruxelles, 10/01/2000 (Agence Europe) - La Commission européenne a demandé à la France de l'informer, dans les deux jours, des mesures prises afin d'éviter des entraves graves dans la libre circulation des marchandises dans le marché unique, suite aux difficultés provoquées par les barrages routiers. La Commission rappelle la juridiction de la Cour de Justice d'après laquelle l'inaction d'un gouvernement face à des événements de ce genre peut être considérée comme une infraction aux dispositions du Traité. Bien entendu, l'action des autorités nationales doit respecter des principes essentiels tels que le droit de grève. Il revient aux autorités nationales de décider des mesures à mettre en oeuvre.
Si les réponses de la France ne sont pas satisfaisantes, la Commission peut constater l'existence des obstacles à la libre circulation des marchandises et demander formellement qu'ils soient éliminés dans les cinq jours. D'après les indications disponibles, les barrages des routes ont provoqué ce lundi des difficultés sérieuses dans le trafic de marchandises aux frontières de la France avec l'Espagne, l'Allemagne, l'Italie et la Belgique. Les barrages sont organisés par les patrons routiers français qui protestent contre l'application de la durée de travail de 35 heures par semaine dans leur profession.