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Bulletin Quotidien Europe N° 7630
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/banques

Une étude d'Eurostat (en coopération avec la BCE) souligne que le secteur bancaire européen est en pleine mutation, caractérisée par la concentration et l'internationalisation

Luxembourg, 10/01/2000 (Agence Europe) - L'Office statistique de l'Union européenne, Eurostat, a diffusé une note qui résume un document de référence sur "Le secteur bancaire en Europe", document élaboré en coopération avec la Banque centrale européenne (BCE) et la direction générale "Marché intérieur" de la Commission européenne.

Ce rapport décrit la situation telle qu'elle a été constatée jusqu'en 1997, en soulignant que "la concentration et l'internationalisation sont les deux grandes tendances qui ont caractérisé le secteur bancaire européen ces dernières années." Ces tendances se situent dans un environnement sectoriel qui a subi de profonds changements: création du marché unique, développement des technologies électroniques, introduction de l'euro. D'après Eurostat:

le nombre de banques dans l'Union européenne s'est réduit d'environ 10% entre 1994 et 1997;

le nombre d'unités locales (parties d'une banque géographiquement séparées et occupant au moins une personne; les guichets automatiques des banques sont exclues de cette définition) a progressé de 8% pendant la même période;

l'emploi est resté relativement stable.

La note d'Eurostat fournit les précisions suivantes:

Un phénomène généralisé de concentration. Dans l'UE, le nombre d'établissements de crédit s'est réduit d'environ 10%, en passant de 10.080 en 1994 à 9.109 en 1997. Les baisses relatives les plus importantes ont été relevées en France (- 22%) et en Espagne (- 18%). Le nombre d'entreprises a chuté dans tous les Etats membres, hormis en Grèce, où il est resté constant, et en Irlande, où il a grimpé de 36%. Le processus de concentration a également été observé aux Etats-Unis et au Japon. Au terme d'une vague de fusions dans les années 90, les Etats-Unis comptaient 9.575 banques commerciales en 1996, contre 10.488 en 1994. Le Japon a également enregistré une diminution du nombre de banques commerciales, de 140 en 1994 à 136 en 1996.

Extension des réseaux de distribution. Si le nombre d'entreprises a diminué dans la plupart des pays européens entre 1994 et 1997, le nombre total d'unités locales a augmenté de plus de 8% dans l'UE et dans l'EEE.

Les pays ne présentent cependant pas tous la même évolution. Le nombre d'unités locales a connu une forte croissance dans plusieurs pays, comme en Grèce (29%), en Allemagne (27%), au Portugal (25%) et en Norvège (20%), et chuté de manière importante en Finlande (-24%) et en Irlande (-29%). Deux raisons expliquent principalement ces différences. D'une part, les sociétés restant sur le marché ont tenté d'étendre leur réseau de distribution et ont augmenté le nombre de leurs unités locales. D'autre part, le progrès technologique permet désormais aux établissements de crédit d'offrir des services en ligne, des services de banque par téléphone et des systèmes de paiement automatisés, ce qui contribue à réduire le nombre d'unités locales.

Pas de changement majeur du niveau de l'emploi. Avec 2,7 millions de personnes occupées en 1997, le secteur ne représente qu'une petite partie de l'emploi dans l'UE (1,8%), même si sa contribution à la valeur ajoutée totale est plus élevée. Entre 1994 et 1997, l'effectif total des établissements de crédit a légèrement diminué dans l'UE (-2,4%). La part du secteur bancaire dans l'emploi total variait en 1997 de 1,2% en Suède à 2,4% en Irlande. Avec 11,3%, le Luxembourg fait toutefois exception.

De même, l'évolution de l'emploi est très différente selon les pays. La Finlande (-26,9%) et le Danemark (-12,6%) affichent les baisses les plus nettes entre 1994 et 1997, alors que la Norvège (+ 15,2%), la Grèce (+ 9,2%) et le Luxembourg (+ 8,5%) ont enregistré des augmentations importantes. C'est en Irlande que la hausse a été la plus marquée (+ 44,2%). On peut voir là le résultat d'un équilibre entre, d'une part, des forces qui réduisent l'emploi, telles que les regroupements et la banque électronique, et, d'autre part, la demande croissante de services financiers, qui fait augmenter le nombre d'emplois dans le secteur.

Des marchés ouverts. La publication fournit également des données sur la tendance à l'internationalisation. En 1997, 438 succursales d'entreprises de l'UE (France et Irlande non comprises) exerçaient leurs activités dans un pays autre que leur pays d'origine. Le Royaume-Uni a accueilli le plus grand nombre de succursales d'établissements de l'UE (99), suivi par le Luxembourg (62). En bas du classement se trouvent l'Autriche (6) et la Finlande (9). Ce sont les sociétés allemandes qui avaient le plus grand nombre de succursales à l'étranger (83), suivies par les établissements français (82) et britanniques (75).

Les entreprises européennes ont également créé des succursales dans des pays hors EEE, mais sans privilégier les principales places financières telles que le Japon, la Suisse ou les Etats-Unis. Sur les 708 succursales ouvertes par des établissements originaires de pays de l'EEE, 20% se situaient dans ces trois pays. C'est le Royaume-Uni qui était le plus dynamique en ce qui concerne les activités transfrontalières internationales par l'intermédiaire de succursales, 60% de l'ensemble des succursales européennes situées hors de l'EEE étant originaires de ce pays.

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