Le coordinateur des affaires humanitaires du Comité international de la Croix-Rouge au Liban, Shawky Amine Eddine, a appelé l’Union européenne, mercredi 15 juillet, à continuer de s’intéresser au Liban, où la situation humanitaire « reste profondément préoccupante ».
« Nous vous exhortons à maintenir le Liban à l'agenda de l'UE. Les conséquences humanitaires de ce conflit sont considérables. Les besoins d'assistance pour le redressement seront extrêmement importants. (…) Le maintien d'une attention diplomatique soutenue, de financements adéquats et d'un engagement fondé sur des principes est essentiel pour préserver les services essentiels, prévenir toute nouvelle détérioration et protéger les civils », a-t-il souligné par visioconférence lors d’une audition en sous-commission des droits de l'homme du Parlement européen.
Selon le ministère libanais de la Santé publique, au 14 juillet, plus de 4 300 personnes avaient été tuées - dont 135 membres du personnel médical - et plus de 12 200 blessées. D'après une carte publiée par l'armée israélienne, Israël occupe 620 km², soit près de 6% du Liban. Plus d'un million de Libanais ont été déplacés à l'intérieur du pays depuis mars dernier et la moitié d'entre eux le sont toujours.
Shawky Amine Eddine a également appelé les institutions de l'UE à « continuer à faire entendre leur voix en faveur du respect du droit international humanitaire au Liban » et à l’inclure systématiquement dans leurs discussions sur le pays.
Depuis le début du conflit, en mars dernier, l'UE a mobilisé 100 millions d'euros d'aide humanitaire pour le Liban. (Camille-Cerise Gessant)