Les cadres réglementaires et de gouvernance démocratique sont loin de suivre le rythme de l’innovation en matière d’intelligence artificielle (IA), constate l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.
Dans une Résolution adoptée mercredi 24 juin (93 voix pour, trois contre et deux abstentions), elle exhorte les États membres et observateurs de l’Organisation à ratifier la 'Convention-cadre du Conseil de l’Europe sur l’IA et les droits humains, la démocratie et l’État de droit'.
Le texte souligne les possibilités – y compris pour la démocratie - qu'offre cette technologie, mais pointe aussi les risques tels que « la surveillance de masse, la police prédictive, la notation des risques ou la notation sociale ou encore la censure des opinions politiques ».
Présente lors du débat, Kristina Kallas, ministre estonienne de l’Éducation et de la Recherche, a présenté la politique de pointe menée par son pays auprès des plus jeunes.
« La résilience à long terme de nos démocraties dépendra de la manière dont nous réglementerons l’IA, mais aussi de la façon dont nous formerons les citoyens à vivre et à participer à une société où l’IA fait partie du quotidien ».
Lien vers la Résolution : https://aeur.eu/f/mk5 (Véronique Leblanc)