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Bulletin Quotidien Europe N° 13896
POLITIQUES SECTORIELLES / Transports

Normes d'émissions de CO2 des voitures et des camionnettes - une minorité de blocage se confirme au Conseil

Réunis à Luxembourg lors d'un conseil 'Environnement', jeudi 25 juin, les ministres chargés de l'Environnement des Vingt-sept ont débattu d'un rapport d'étape, présenté par la Présidence chypriote, sur la révision des normes d'émissions de CO2 pour les véhicules légers (EUROPE 13889/19).

Plusieurs pays contestent toujours les objectifs de réduction des émissions pour 2030 et 2035 et d'électrification du parc automobile tandis qu'une minorité de blocage s'est constituée parmi d'autres États membres pour défendre, au contraire, les mesures proposées.

« Il est extrêmement important que nous poursuivions nos efforts en faveur de l'électrification et que nous incitions […] la Présidence à poursuivre sur cette voie », a déclaré le commissaire européen chargé du Climat, Wopke Hoekstra, en amont de la réunion.

Lors d'un débat public, les pays signataires d'un document informel ('non-paper') sur l'électrification (la Suède, l'Espagne, le Danemark, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Portugal) ont défendu les objectifs proposés par la Commission européenne, appelant à ne pas réduire l'ambition du texte (EUROPE 13882/12).

La ministre française, Monique Barbut, a souligné que l'industrie et les consommateurs avaient besoin d'un signal clair en faveur de l'investissement dans l'électrique, seule catégorie devant être labellisée comme 'zéro émission', selon ce groupe de pays. Les biocarburants devraient être réservés à des secteurs difficiles à décarboner, comme l'aviation ou le transport maritime, selon la Suède.

D'autres pays, comme la Belgique ou la Slovénie, ont manifesté leur soutien à l'électrification, mais en veillant à ce que les crédits alloués au secteur pour la production de petits véhicules électriques ou l'utilisation d'acier bas carbone contribuent effectivement à réduire les émissions de CO2.

Le secrétaire d'État allemand, Jochen Flasbarth, a clairement manifesté son opposition aux mesures proposées. « Nous partageons l'avis de la Présidence [chypriote], dans son rapport d'étape, d'arriver à un compromis équilibré qui rassemble tout le monde », a-t-il déclaré, estimant que les véhicules fonctionnant avec des carburants durables devraient être considérés comme étant 'zéro émission'. Par ailleurs, il a contesté les 'super-crédits' pour les véhicules électriques, ainsi que l'objectif d'électrification des flottes d'entreprises (EUROPE 13884/7).

Les ministres tchèque, slovène, slovaque, italien, maltais et finlandais, quant à eux, ont appelé à respecter le principe de 'neutralité technologique'. « Les véhicules électriques jouent un rôle clé - nous y sommes favorables -, mais nous ne pouvons pas fonder tout l'avenir de l'automobile sur une seule technologie », a plaidé la vice-ministre italienne, Vannia Gava. (Juliette Verdes)

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