Selon une étude publiée lundi 15 juin par le Service de recherche du Parlement européen (EPRS) en soutien à un futur rapport d'initiative de la commission des droits des femmes et de l'égalité des genres (FEMM), malgré plusieurs avancées ces dernières années, l'intégration de la dimension de genre reste inégale au Parlement européen et dans les autres institutions de l'Union européenne.
L'étude rappelle que le Parlement a entrepris des travaux d'intégration de la dimension de genre à partir de 2003 et qu'il a renouvelé son plan d'action pour l'égalité entre les femmes et les hommes en octobre 2025. Elle constate, toutefois, que plusieurs outils restent peu utilisés, notamment les évaluations d'impact de genre et la budgétisation sensible au genre.
Selon le document, environ 24% des amendements proposés par la commission FEMM ont été repris dans les rapports des commissions compétentes et un peu plus de 16% dans les textes adoptés en plénière. La proportion de femmes parmi les eurodéputés a atteint 40% en 2024 avant de retomber à 39,2% en 2026.
L'étude note également que les femmes représentaient 48% des chefs d'unité et 52% des directeurs du secrétariat du Parlement en 2026, tandis que l'objectif de 50% de femmes parmi les directeurs généraux n'était toujours pas atteint.
Enfin, d’après le document, aucune politique commune en matière d'intégration de la dimension de genre n'existe aujourd'hui entre les institutions de l'Union européenne.
Le rapport : https://aeur.eu/f/mhc (Nithya Paquiry)