L’Allemagne, soutenue par une dizaine d’autres États membres de l'Union européenne, a appelé la Commission européenne, lundi 22 juin à Luxembourg, à adapter la mise en œuvre des règles de contrôle des pêches afin qu’elles restent applicables sur le terrain sans fragiliser la compétitivité du secteur halieutique européen.
Dans une note (https://aeur.eu/f/mh0 ) soutenue par la Belgique, la Croatie, la République tchèque, l’Estonie, la Finlande, les Pays-Bas, le Portugal, la Roumanie, l’Espagne et la Suède, l'Allemagne souligne que les actes délégués et d’exécution à venir doivent être conçus en priorité pour réduire la bureaucratie.
Ces pays souhaitent éviter les déclarations multiples des mêmes données et réclament une interopérabilité accrue des systèmes informatiques. Ils pointent également des dysfonctionnements pratiques, citant la nécessité d’améliorer des outils existants comme CATCH.
Les dix États estiment que les marges de tolérance prévues par l’article 14 du règlement contrôle révisé posent des difficultés opérationnelles sur le terrain. Le commissaire européen à la Pêche, Costas Kadis, a assuré que ses services « travaillent de manière inclusive et transparente à la mise en œuvre du règlement de contrôle, avec un objectif clé de simplification ».
L’acte d’exécution sur la pesée des produits de la pêche est un bon exemple. Cette même approche se poursuivra pour les actes d’exécution concernant le contrôle de la puissance des moteurs, la surveillance électronique à distance et les spécifications techniques relatives aux obligations de traçabilité pour les produits de la pêche frais et congelés ainsi que pour l’aquaculture, a dit M. Kadis.
Et le commissaire d'estimer que le système CATCH a démontré son efficacité dans la lutte contre la pêche illicite. (Lionel Changeur)