Le CEPS, le RUSI, Clingendael et l'IEP/Bocconi ont proposé, dans un rapport publié lundi 18 mai, trois voies pour renforcer les défenses de l’Europe : une OTAN plus européenne, un nouveau multilatéralisme européen ou une coopération en matière de défense menée par l'UE.
Selon le groupe de travail, les décideurs européens ne sont actuellement pas en mesure d'écarter l'une de ces voies. Il estime que l’européanisation de l’OTAN doit être poursuivie en priorité « afin de rééquilibrer la contribution transatlantique à l'Alliance et d'en prendre le relais, si les États-Unis venaient à la quitter ».
Les quatre centres de réflexion précisent qu’un nouveau multilatéralisme européen offre des moyens supplémentaires de préparation et d’action à des groupes d’alliés, si un allié paralyse l’OTAN de l’intérieur. Ainsi, selon eux, les Européens devraient, dès à présent, prendre des mesures pour renforcer, connecter et consolider les accords de sécurité « minilatéraux » existants et créer un mécanisme de consultation politique et de prise de décision semblable au Conseil nord-atlantique de l’OTAN, tel qu’un Conseil européen de sécurité, afin de permettre à une coalition de pays volontaires d’agir.
Enfin, concernant la coopération, le groupe de travail estime qu’il convient de lever les obstacles empêchant l'OTAN et l'UE de créer des synergies maximales en matière de développement des capacités, y compris avec l’ouverture de l’instrument de prêt SAFE à un groupe plus large de pays partageant les mêmes valeurs, l’accélération de l’intégration de l’industrie de défense ukrainienne dans le marché unique et le renforcement de la réciprocité au sein de l’alliance industrielle transatlantique.
Voir le rapport : https://aeur.eu/f/ly4 (Camille-Cerise Gessant)