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Bulletin Quotidien Europe N° 13864
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Finances

La Banque centrale européenne observe un recul de l’intégration des marchés actions dans la zone euro depuis 2022

Dans un rapport publié jeudi 7 mai, la Banque centrale européenne (BCE) observe une amélioration de l'intégration financière dans la zone euro depuis la fin 2022, reflétant, selon l'institut monétaire, « la résilience du fonctionnement des marchés et les progrès réalisés sur les marchés obligataires, boursiers et bancaires ». Toutefois, l’intégration des marchés actions recule.

« L’intégration des marchés actions a reculé depuis 2022. Les investissements transfrontaliers en actions au sein de la zone euro stagnent et les investissements directs étrangers intra-zone euro sont tombés à des niveaux historiquement bas », a affirmé la BCE jeudi. 

« Les ménages de la zone euro continuent de conserver une grande partie de leur épargne dans des dépôts à faible rendement, tandis qu’une part importante des investissements en actions est dirigée hors de l’Union européenne », a encore noté l'institut de Francfort, qui accueillait jeudi l'ancien président du Conseil italien Enrico Letta, la commissaire européenne à l'Union de l'épargne et de l'investissement, Maria Albuquerque, et d'autres hauts responsables européens pour une série d'échanges sur l'intégration financière en 2026.

Renforcer le marché unique pour faire face aux chocs internationaux. Reconnaissant le poids des positions profondément ancrées qui freinent depuis des années les débats sur une plus grande intégration financière, la commissaire européenne a souligné la nécessité pour l’Union de s’adapter au contexte géopolitique et économique international actuel.

« Nous devons reconnaître que le contexte géo-économique actuel constitue désormais notre nouvelle normalité et faire en sorte que notre économie nous protège contre les chocs échappant à notre contrôle », a déclaré Mme Albuquerque.

« Un marché unique plus fort et plus intégré - un véritable marché unique - incluant un secteur financier européen plus robuste, peut renforcer nos défenses économiques, notamment face aux chocs comme celui que nous connaissons actuellement », a-t-elle poursuivi, rappelant les différentes mesures proposées par la Commission européenne depuis mars 2025.

MISP. Interrogée sur le nouveau paquet législatif relatif à l'architecture de marché et de supervision ('MISP') alors que les pays de l'UE affichent leurs divergences sur la nécessité d'une supervision financière centralisée (EUROPE 13862/2), la commissaire a estimé pouvoir compter sur le soutien du Parlement européen.

En ce qui concerne le Conseil de l'UE, Mme Albuquerque reconnaît des positions bien ancrées. « Je dirais qu’il existe clairement une majorité favorable au projet, mais avec une préférence évidente pour réduire le niveau d’ambition de notre proposition. Mais les discussions sont toujours en cours, donc je garde l'espoir que nous puissions aboutir à quelque chose de réellement significatif », a-t-elle déclaré.

 Voir le rapport de la BCE : https://aeur.eu/f/lu1  (Bernard Denuit)

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