L'Union pour la Méditerranée (UpM) a formellement adopté, jeudi 7 mai, son 'Plan d'action 2030 pour la protection civile et la gestion des risques de catastrophe'. L'annonce intervient en marge du troisième Atelier euro-méditerranéen sur les risques d'incendie, qui se tient actuellement à Nicosie en présence de la commissaire européenne chargée de l'Égalité, de l'état de Préparation et de la Gestion des crises, Hadja Lahbib.
Élaboré après une phase de consultation des 43 États membres de l'UpM et initialement présenté en novembre dernier, ce plan constitue le cadre de coopération le plus complet jamais adopté dans la zone. Il vise à instaurer, d'ici 2030, un 'Cadre méditerranéen de protection civile' (MFCP) opérationnel, conçu pour agir en complémentarité avec le Mécanisme européen de protection civile (UCPM).
Le document prévoit la création d'un 'Observatoire du volontariat' pour fédérer les réseaux nationaux et promouvoir une culture commune du risque. Il mise sur une modernisation des systèmes d'alerte précoce et l'harmonisation des procédures opérationnelles. Une plateforme numérique dédiée au déploiement rapide des ressources lors de crises est également prévue pour faciliter l'assistance mutuelle.
Enfin, l'UpM encourage l'alignement des cadres légaux nationaux sur les standards internationaux et prévoit un rapport de progrès annuel pour adapter les priorités aux évolutions climatiques.
Le pourtour méditerranéen reste la région la plus affectée par le changement climatique, se réchauffant 20% plus vite que la moyenne mondiale - en témoignent les feux de forêt records de l'été dernier (EUROPE B13841A3). Le lancement de la Station régionale de lutte aérienne contre les incendies (CRAFS), à Chypre, doit aussi répondre à cette préoccupation.
Consulter le plan de l'UpM : https://aeur.eu/f/ltu (Justine Manaud)