La Présidence chypriote du Conseil de l’UE a proposé d’inclure la jeune génération dans le cadre pour la diplomatie scientifique, vendredi 20 mars, dans sa proposition de compromis sur le sujet. Cette proposition sera discutée lors de la réunion du groupe de travail ‘Recherche’ du Conseil, mercredi 25 mars.
Parmi les actions d’accompagnement, la Présidence a donc suggéré que « les États membres, dans le plein respect des principes de subsidiarité, de proportionnalité, d’autonomie institutionnelle et de liberté académique, et conformément à leurs spécificités nationales [...], encouragent l’intégration d’éléments liés à la diplomatie scientifique, au rôle de la science dans la coopération internationale et à l’élaboration de politiques fondées sur des données factuelles dans les programmes d’éducation et de formation ». Le but est de sensibiliser les jeunes générations aux liens entre la science, les politiques et les défis mondiaux, notamment en encourageant les jeunes ambassadeurs de la diplomatie scientifique.
Par ailleurs, une des recommandations proposées est de recourir à la diplomatie scientifique pour faciliter la mise en place et le développement d’infrastructures de recherche internationales, promouvant ainsi l’ambition et le pouvoir de rassemblement de l’Union.
Concernant la mise en œuvre, Chypre a soumis l’idée d’utiliser la plateforme de l’Espace européen de la recherche (EER) et les outils de suivi pertinents déjà en place. « Il n'est donc pas nécessaire de créer de nouvelles structures », a estimé la Présidence. « Dans ce contexte, les États membres sont invités à communiquer à la Commission européenne des informations sur leurs approches et initiatives nationales, qui serviront de contribution aux activités de suivi et de rapport menées par la Commission », a-t-elle précisé.
Le texte souligne aussi que « la diplomatie scientifique de l’UE devrait être menée en parfaite cohérence avec son action extérieure et les programmes pertinents », en particulier le programme-cadre de recherche et d’innovation Horizon Europe. C’est pourquoi le cadre de l’UE pour la diplomatie scientifique a été inclus dans l’Agenda politique de l’EER 2025-2027, qui contribue à l’élaboration du concept de ‘cinquième liberté’ relative au marché unique de la recherche et de l’innovation.
Lire la proposition de compromis (en anglais) : https://aeur.eu/f/lb0 (Anne Damiani, avec Solenn Paulic)