login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13826
GUERRE AU MOYEN-ORIENT / Énergie

Les pays membres de l’AIE acceptent de libérer 400 millions de barils de pétrole issus de leurs réserves d'urgence

Les 32 pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), dont font partie une majorité d’États membres de l’UE, ont accepté, mercredi 11 mars, de libérer 400 millions de barils de pétrole issus de leurs réserves d'urgence (1,2 milliard de barils au total) afin de pallier les perturbations des marchés pétroliers causées par le conflit au Moyen-Orient.

Comme l’a expliqué le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol, il s’agit du plus important déblocage coordonné de l’histoire de l’Agence, après les six actions précédemment menées, dont les deux plus récentes ont eu lieu en 2022 après l’invasion de la Russie en Ukraine.

Cette décision a été saluée par le commissaire européen à l’Énergie, Dan Jørgensen, qui a expliqué, sur X, que la Commission poursuivait « la coordination des actions entre les États membres de l'UE et en coopération avec l'AIE ». Et de rappeler que le groupe de coordination pétrolière se réunirait le lendemain, jeudi 12 mars.

Ce groupe permettra de faire le point sur les intentions des États membres. Dans le respect de la directive de 2009 sur les réserves de pétrole, ces derniers « peuvent libérer des volumes individuellement, sur une base volontaire, et devront tenir compte de leur situation nationale. Ils devront en informer immédiatement la Commission », a rappelé une porte-parole de l'institution.

Plus tôt dans la journée, la ministre allemande de l'Économie, Katherina Reiche, avait indiqué que 2,4 millions de tonnes de produits pétroliers seraient prélevées sur les réserves allemandes (qui s’élèvent environ à 19,5 millions de tonnes), selon des propos relayés par l’AFP.

L’Irlande a communiqué sur une contribution à hauteur de 1,6 million de barils, correspondant à environ 10,5 jours d’approvisionnement.

À l’ouverture d’une réunion des dirigeants du G7, le président français, Emmanuel Macron, quant à lui, a suggéré à ses partenaires d’appeler les autres pays à ne pas restreindre les exportations de pétrole et de gaz, des restrictions « qui pourraient déstabiliser les marchés ». La part de la France au déblocage des réserves de pétrole pourrait atteindre 14,5 millions de barils.

L'annonce de l'AIE n’a pourtant pas suffi à apaiser les marchés, qui ne sont pas convaincus que la décision permette d’atténuer les conséquences du manque d'approvisionnement transitant par le détroit d'Ormuz.

Les prix du pétrole ont continué d'augmenter, ce mercredi, dans la crainte d’une prolongation du conflit, avec le baril de Brent qui s'échangeait au-dessus de 91 dollars. (Pauline Denys)

Sommaire

GUERRE AU MOYEN-ORIENT
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
ACTION EXTÉRIEURE
BRÈVES