La Commission européenne a adopté, lundi 26 janvier, un rapport globalement positif sur le fonctionnement du nouveau modèle de mise en œuvre (new delivery model) de la politique agricole commune (PAC) 2023-2027. Ce modèle marque un tournant en privilégiant une approche fondée sur les résultats plutôt que sur le respect strict de règles détaillées.
L’un des éléments phares est l’introduction des écorégimes, incitant les agriculteurs à adopter des pratiques respectueuses de l’environnement. En 2024, 47% des agriculteurs européens en ont bénéficié, couvrant 58% de la surface agricole utile (SAU) de l’UE, dépassant largement les prévisions initiales, selon le rapport (https://aeur.eu/f/khr ).
Le système de suivi des surfaces par satellite a été généralisé, permettant de vérifier le respect des conditions d’éligibilité sans contrôles sur place.
Selon la Commission, 33% du budget de la PAC contribuent à la lutte contre le changement climatique, 39% à la protection de la biodiversité et 20% à l’amélioration de la qualité de l’air. Les interventions pourraient réduire les émissions de gaz à effet de serre de 35 millions de tonnes d’éq. CO2 par an d’ici 2027.
Les plans stratégiques des États membres soutiennent les objectifs du 'Pacte vert européen', avec des progrès notables, selon le rapport : baisse de 25% des ventes d’antimicrobiens pour les animaux d’élevage depuis 2018, réduction de 9% de l’utilisation d’engrais azotés et 11% de la SAU convertie à l’agriculture biologique en 2023. Malgré ces avancées, certains objectifs, comme la réduction de 50% des pesticides ou la conversion à l’agriculture biologique, nécessiteront des efforts supplémentaires. (Lionel Changeur)