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Bulletin Quotidien Europe N° 13715
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SÉCURITÉ - DÉFENSE / SÉcuritÉ/dÉfense

« Nous ferons ce qui est nécessaire pour nous défendre », prévient Mark Rutte, après des incursions russes dans l’espace aérien de l'OTAN

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a expliqué, mardi 23 septembre, que les Alliés feront tout ce qui est nécessaire pour se défendre face aux incursions russes sur le territoire de pays alliés.

En quelques jours seulement, la Pologne a subi une incursion de drones (EUROPE 13707/16), un drone est entré en Roumanie (EUROPE 13709/16) et trois MIG-31 russes sont entrés dans l’espace aérien estonien, étant par la suite interceptés et escortés en dehors de l'espace aérien par des avions suédois, finlandais et italiens « sans escalade, aucune menace immédiate n'ayant été évaluée », selon M. Rutte (EUROPE 13713/3).

Soulignant le comportement « de plus en plus irresponsable de la Russie », le Conseil de l’Atlantique-Nord (NAC) a estimé que Moscou portait « l’entière responsabilité de ces agissements, qui sont de nature à conduire à une escalade, risquent de donner lieu à une erreur d’appréciation et mettent des vies en danger ». « Tout cela doit cesser », a prévenu le NAC, à l’issue de sa deuxième réunion en deux semaines à la suite à l’invocation de l’article 4, d’abord par la Pologne, puis par l’Estonie.

Le NAC a prévenu que l’OTAN continuerait d’opposer une réponse ferme aux agissements « inconsidérés » de la Russie. « Que la Russie ne se méprenne pas : l’OTAN et les Alliés emploieront, dans le respect du droit international, tous les outils militaires et non militaires qu’ils jugeront nécessaires pour se défendre et pour écarter toutes les menaces, d’où qu’elles viennent », a-t-il expliqué.

« Nous évaluons toujours le niveau de menace et veillons à ce qu'en cas de menace immédiate, nous n'hésitions pas à faire le nécessaire pour protéger nos villes, nos populations et nos infrastructures », a souligné M. Rutte devant les médias. Ce qui signifie, en cas de besoin, d’ouvrir le feu. « Les décisions d'engager ou non des intrusions aériennes, par exemple de tirer sur (des avions ou des drones), sont, bien sûr, prises en temps réel et toujours fondées sur les renseignements disponibles concernant la menace posée par l'appareil, y compris les questions auxquelles nous devons répondre, comme son intention, son armement et le risque potentiel », a précisé M. Rutte.

Attaque de drones sur le Danemark. Si le Danemark a aussi fait l’objet d’un survol de drones, lundi, qui a contraint à la fermeture de l’aéroport de Copenhague pendant plusieurs heures, M. Rutte a souligné qu'il était encore trop tôt pour savoir si la Russie était impliquée. « Les Danois sont en train d'évaluer exactement ce qui s'est passé. (...) Il est trop tôt pour se prononcer », a-t-il indiqué, précisant s’être entretenu avec la Première ministre danoise, Mette Frederiksen.

« Il nous faut attendre le résultat final (de l'enquête), mais ce que nous avons observé ces dernières semaines met en lumière les actions irresponsables de la Russie dans au moins trois États membres », a expliqué, de son côté, la porte-parole du Service européen pour l’action extérieure, Anitta Hipper.

Travaux sur le mur de drones. Le porte-parole de la Commission européenne Thomas Regnier a annoncé que le commissaire européen à Défense et à l’Espace, Andrius Kubilius, s’entretiendrait vendredi avec des représentants de sept pays « en première ligne » - la Finlande, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie et la Bulgarie –, auxquels s’ajouteront le Danemark et l’Ukraine - au sujet du mur de drones, « de ce qui est faisable et de ce qui ne l'est pas, des capacités dont nous disposons déjà, des besoins supplémentaires à combler et des domaines dans lesquels la Commission peut intervenir ».

Il a ajouté que, bien que les États membres soient aux commandes, la Commission s’interrogeait sur la détection des drones entrants d’une part, et, d'autre part, sur la manière de réagir en cas de détection.

Ce mur de drones a été proposé par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans son discours sur l'état de l'Union (EUROPE 13706/3). (Camille-Cerise Gessant)

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