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Bulletin Quotidien Europe N° 13715
POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

L’UE confrontée à une faible croissance de la demande d’électricité, de 1% en 2024, selon Eurelectric

Dans son nouveau rapport 'Power Barometer', l’association représentant l’industrie européenne de l’électricité, Eurelectric, dévoile, mardi 23 septembre, que l’augmentation des parts de sources propres et renouvelables, combinées à une demande stagnante, a fait baisser les prix de gros moyens de l’UE à 82 €/MWh en 2024, par rapport au pic de 227 €/MWh atteint en 2022. Toutefois, des défis importants persistent, notamment en termes de volatilité des prix, d’investissements dans les énergies propres et de taux d’électrification.

La part d’électricité dans la consommation d’énergie finale totale de l'UE stagne autour de 23% depuis dix ans alors que le taux d’électrification de la Chine a régulièrement augmenté de près de quatre points de pourcentage par an (pour atteindre près de 30%), indique le rapport.

Cette stagnation dans l’UE est liée au fait que la demande d'électricité connaît une faible croissance. Elle n'a augmenté que de 1% en 2024, soit toujours 7% de moins que les niveaux de 2021. « Cela montre que l'UE se remet encore des économies forcées dues à la crise des prix de l'énergie », commente Eurelectric.

Le rapport revient également sur des prix toujours élevés du gaz, qui pénalisent durablement les industries à forte intensité énergétique, et souligne la nécessité de développer un réseau décarboné et flexible, qui aidera les industries à migrer vers des solutions électriques et à rester compétitives. 

Concernant la flexibilité du réseau, l'UE ne dispose que de 5,4 GW de batteries à l'échelle du réseau installées, contre au moins 60 GW nécessaires d'ici 2030, indique Eurelectric.

Une plus grande flexibilité est notamment nécessaire pour faire face aux prix négatifs de l’électricité, causés par une faible demande et une forte production d’énergies renouvelables. Le rapport souligne également qu’en 2025, les prix négatifs ont été observés dans 4,5% des heures en moyenne, alors que ce chiffre n'était que de 0,5% en 2019.

D’autres problèmes mentionnés dans le rapport concernent la disparité des pics de prix entre régions ou encore l'impact du développement massif des centres de données.

Pour voir le rapport : https://aeur.eu/f/iki  (Pauline Denys)

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