Dans un document de travail présenté mercredi 17 septembre, le Centre européen de gestion des politiques de développement (ECDPM) formule trois propositions pour accroître l’implication du secteur privé européen et des institutions financières publiques dans la stratégie Global Gateway de l’UE.
Le ‘think tank’ estime que le succès de Global Gateway passera par une coordination renforcée entre les agences de crédit à l’exportation (ECAs), qui couvrent les risques liés aux opérations internationales des entreprises, et les institutions de financement du développement (DFIs), qui soutiennent des projets à impact économique et social, ainsi qu’avec les banques publiques de développement.
L’ECDPM appelle ainsi : - à la mise en place d’une structure de coordination « légère, flexible et réactive » pour identifier des projets stratégiques éligibles ; - au lancement d’un mécanisme financier dédié, via le Groupe de la Banque européenne d’investissement, combinant garanties, subventions et assistance technique ; - à l’adoption de définitions claires des notions d’« intérêts de l’UE » et de « résilience », afin d’orienter la sélection des projets et d’assurer une plus grande visibilité de l’action européenne.
« Le leadership national et les efforts de 'Team National' doivent devenir les piliers d’un cadre 'Team Europe' cohérent, mais flexible. La Commission européenne doit accompagner cette transformation en créant, au sein d’une direction générale (par ex. DG INTPA), une structure de coordination dédiée, chargée de la coordination entre services de la Commission, et en veillant à ce que les ECAs et DFIs soient pleinement intégrés à l’architecture financière de l’UE », recommandent notamment les auteurs.
Voir le document de travail : https://aeur.eu/f/ihk (Bernard Denuit)