Le directeur général pour le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et le Golfe de la Commission européenne, Stefano Sannino, a plaidé, jeudi 4 septembre, lors de la présentation du futur 'Pacte pour la Méditerranée', qui devrait être publié le 16 octobre, pour un renforcement des relations entre l’UE et les dix pays du pourtour méditerranéen.
« La région est en plein soubresaut et, avec la géopolitique mondiale, il est nécessaire que l’on renforce les relations », dont le « potentiel est là », a-t-il expliqué devant la commission des Affaires étrangères du Parlement européen. « L’UE et les pays du voisinage sud doivent renforcer leur coopération. Dans un exercice de cogestion, il faut qu’on approfondisse notre espace méditerranéen commun », a-t-il ajouté.
Bien que la consultation entre les services de la Commission européenne n’ait pas débuté, le directeur général a révélé l’architecture du pacte, qui sera complété par un plan d’action qui est espéré pour début 2026.
Ainsi, le pacte portera sur trois axes : les personnes, une économie plus forte et plus intégrée, et enfin, la sécurité, la résilience et la gestion des migrations.
Concernant le premier pilier sur les personnes, le pacte met en avant les compétences, l’éducation et la formation technique et professionnelle ainsi que la culture, le tourisme et le sport.
L’axe économique porte sur le commerce, les investissements, le soutien aux jeunes pousses (start-up), l’énergie renouvelable et les énergies propres, l’économie bleue, la connectivité numérique et la décarbonation des transports.
Enfin, le troisième pilier se penchera sur la sécurité et la défense, la résilience, la nouvelle gestion des migrations, la sécurité des frontières ou encore la coopération judiciaire.
Des groupes de travail communs seront mis en place, avec des réunions trimestrielles, afin de suivre la mise en œuvre du pacte et pour contribuer à la préparation des réunions ministérielles. L’Union pour la Méditerranée (UpM) sera mise à contribution.
La veille, lors d’une présentation par M. Sannino auprès des États membres, les ambassadeurs avaient souligné l'importance d'une approche européenne ambitieuse et modernisée de la région et avaient notamment cité, comme thèmes de coopération, les projets liés à l'économie et à la croissance, l'éducation, l'énergie, les migrations, le commerce, la sécurité et la stabilité, le climat et l'environnement. (Camille-Cerise Gessant)