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Bulletin Quotidien Europe N° 13702
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Invasion Russe de l'Ukraine / Ukraine

« Nous sommes prêts », annonce la 'coalition des pays volontaires'

Le président français, Emmanuel Macron, a annoncé, jeudi 4 septembre, à l’issue d’une rencontre avec les dirigeants de la 'coalition des pays volontaires', que les garanties de sécurité promises à l’Ukraine pour le jour où le conflit s’arrêterait étaient prêtes. 

« Nous sommes prêts », a expliqué M. Macron aux côtés du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Paris.

Ainsi, les garanties de sécurité visent à ce que, dans les négociations de paix, il n’y ait « aucune limitation de format ou de capacités pour l’armée ukrainienne ». « Nous nous sommes donc mis en capacité d’apporter les moyens d’une régénération de l’armée ukrainienne, pour qu’elle puisse non seulement résister à toute nouvelle attaque, mais aussi dissuader la Russie de toute nouvelle agression », a précisé M. Macron. M. Zelensky a appelé au renforcement de l’armée ukrainienne et de l’industrie ukrainienne de la défense, dès à présent.

« Nous devons transformer l'Ukraine en un porc-épic d'acier, indigeste pour les agresseurs présents et futurs. Cela implique des forces armées permanentes, fortes, bien équipées et modernes (...). L'Europe continuera de former des soldats ukrainiens », a promis la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans un communiqué.

De plus, sur les 35 pays membres de la coalition, 26 se sont formellement engagés à déployer comme forces de réassurance des troupes en Ukraine ou d’être présents sur le sol, en mer ou dans les airs le jour suivant le cessez-le-feu. Le président français a précisé que les troupes – dont le nombre n’a pas été révélé – n’auraient pas pour « objectif de mener quelque guerre [que ce soit] » et ne seraient pas sur la ligne de front, mais « dans des géographies qui sont en train d’être définies ».

Interrogé sur les engagements allemand, italien et polonais, M. Macron a précisé que ces pays soutiendraient la régénération de l’armée ukrainienne ou la sécurité au sol, en mer ou dans les airs. « Certains avec des troupes ou en laissant à disposition leurs bases » militaires, a-t-il précisé.

Dans un communiqué, la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a réitéré la réticence de son pays à envoyer des troupes, mais a souligné sa disponibilité à soutenir un éventuel cessez-le-feu assorti d'initiatives de surveillance et de formation hors des frontières ukrainiennes.

« L'Allemagne décidera d'un engagement militaire en temps voulu, une fois les conditions-cadres clarifiées. Celles-ci porteront notamment sur la nature et l'étendue de l'engagement américain ainsi que sur l'issue d'un processus de négociation. Le Bundestag décidera d'un mandat national », a précisé le porte-parole du gouvernement fédéral, Stefan Kornelius.

À l’issue de leur réunion, les membres de la 'coalition des volontaires' se sont entretenus par téléphone avec le président américain, Donald Trump, sur le filet de sécurité que pourraient apporter les États-Unis aux garanties de sécurité. « Dans les prochains jours, on va finaliser le soutien américain à ces garanties de sécurité », a précisé M. Macron.

Renforcer les sanctions. Les partenaires de la coalition des volontaires et les Américains ont également décidé de coordonner les sanctions primaires, mais aussi secondaires, « pour être plus efficaces et arrêter l’effort de guerre russe », a précisé le président français.

« Si la Russie continue de refuser les discussions de paix concrètes (...), alors nous prendrons des sanctions additionnelles en lien avec les États-Unis et apporterons une réponse claire à ce refus d’avancer, c’est aussi ce que le président Trump a exprimé » lors de l’appel, a prévenu M. Macron. Des sanctions secondaires qui pourraient viser la Chine. (Camille-Cerise Gessant)

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