login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13611
Sommaire Publication complète Par article 18 / 24
ÉDUCATION - JEUNESSE - CULTURE - SPORT / Jeunesse

Le 'Corps européen de solidarité' satisfait ses participants, mais reste encore mal adapté aux jeunes en difficulté

La Commission européenne a publié, jeudi 27 mars, le rapport d’évaluation intermédiaire du programme 'Corps européen de solidarité' (2021-2027), le bilan final des éditions 2018-2020 et de l’initiative 'Volontaires de l’aide de l’UE'. Menée par les cabinets BearingPoint et PPMI, si l’analyse met en évidence des retombées positives du programme sur les jeunes, les structures d’accueil et les communautés locales, elle relaie néanmoins la difficulté à toucher pleinement les jeunes les plus vulnérables.

Parmi les ambitions premières du 'Corps européen de solidarité', destiné à donner aux jeunes la possibilité de s’engager dans leur pays ou à l’étranger pour aider des communautés ou des personnes dans toute l’Europe à travers des actions de solidarité, figurent l’engagement et l’inclusion des jeunes, notamment ceux confrontés à des obstacles sociaux, économiques ou géographiques.

Selon l'évaluation, une majorité des participants se disent satisfaits de leur expérience et 80% estiment que leur projet a contribué à répondre à des besoins sociaux dans les communautés locales.

Aussi, 93% jugent que leur participation a favorisé leur développement personnel, accompagné d’un renforcement de leurs compétences et d’un regain de confiance. Pour certains, cette expérience constitue un tremplin vers l'insertion professionnelle ou une reprise d’études.

Toutefois, le programme présente des difficultés à atteindre systématiquement les jeunes les plus éloignés des dispositifs. 

Selon l’évaluation, 40% des participants déclaraient rencontrer des difficultés à trouver un emploi au moment de leur candidature, 22% faisaient face à des problèmes de santé mentale et 10% vivaient dans des conditions de grande précarité. 

Malgré une stratégie d’inclusion renforcée en 2021, les organisations rencontrent souvent des difficultés pour identifier en amont les profils concernés. 

Trop souvent, les besoins spécifiques n’apparaissent qu’après la mise en route du projet, ce qui limite les possibilités d’adaptation et d’accompagnement. L’auto-déclaration, aujourd’hui largement utilisée, se révèle insuffisante face à la complexité des situations.

Le rapport appelle à mieux cibler les publics, à renforcer l’appui aux organisations qui s’engagent dans des projets d’inclusion et à clarifier les outils mis à disposition. Et pour cause, il reste encore à élargir véritablement l’accès aux jeunes qui, sans soutien, n’oseraient se lancer.

Lire le rapport : https://aeur.eu/f/g6d  (Nithya Paquiry)

Sommaire

INSTITUTIONNEL
ACTION EXTÉRIEURE
Invasion Russe de l'Ukraine
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ÉDUCATION - JEUNESSE - CULTURE - SPORT
BRÈVES