La présidente de la commission 'Emploi et Affaires sociales' (EMPL) du Parlement européen, la Finlandaise Li Andersson (La Gauche) a salué, mercredi 5 mars, l''Union pour les compétences' proposée par la Commission le même jour (EUROPE 13593/18), mais a regretté l'absence de législation sur le social.
« Pour que l'Union européenne reste compétitive, nous avons besoin de personnes possédant des compétences de base et nous devons conserver les talents dont nous disposons ; c'est pourquoi je considère que l'accent mis par l'Union des compétences sur l'amélioration et la requalification des compétences est essentiel ».
« Il n'y a pas d'Union européenne compétitive sans engagements forts en faveur de sa dimension sociale et nous avons besoin d'objectifs clairs et contraignants qui donnent la priorité au bien-être de tous les travailleurs ».
L’élue regrette ainsi l’absence de propositions législatives concernant la dimension sociale de l'UE ou l'amélioration des compétences dans l'UE. Elle demande notamment une législation sur l'intelligence artificielle au travail.
« Pour maîtriser la transition verte et numérique, nous avons besoin de personnes capables de la façonner. L'implication des partenaires sociaux est essentielle pour développer des formations ciblées qui répondent aux besoins réels des entreprises et des travailleurs », a commenté de son côté l’Allemand du PPE Dennis Radtke.
Au niveau des organisations, la fédération patronale BusinessEurope a estimé que « s'attaquer aux pénuries de compétences et de main-d'œuvre qui freinent les entreprises est essentiel à une stratégie industrielle réussie et à la création d'emplois de qualité (...). Nous sommes heureux de constater que l'accent est mis sur le renforcement des compétences à tous les niveaux de l'éducation, depuis les compétences de base jusqu'aux sciences, aux mathématiques, à la technologie et à l'ingénierie (STEM) ».
Pour le secteur ferroviaire représenté par UNIFE, le plan, « dont on a grand besoin, est un pas dans la bonne direction pour réduire les pénuries de compétences, mais il faudra faire plus pour que l'industrie ferroviaire européenne puisse attirer, former et soutenir les femmes et les jeunes à l'avenir ».
« Nous sommes prêts à travailler avec la Commission pour construire une Union des compétences prête pour l'avenir. L'implication active des chambres dans sa conception et sa mise en œuvre permettra de renforcer notre rôle de passerelle entre l'éducation et les employeurs», a commenté pour sa part Martha Schultz, vice-présidente et présidente de la commission des compétences pour Eurochambres. (Solenn Paulic)