Dans l'optique d'aider les coordinateurs nationaux à assurer la bonne tenue des élections nationales, la Commission européenne a publié, vendredi 21 février, une « boîte à outils » sur l'application du règlement sur les services numériques en période de scrutin.
Cette « boîte à outils » doit apporter des solutions testées et approuvées pour atténuer les risques en ligne, au sein des 'très grandes plateformes' et 'très grands moteurs de recherche', liés aux discours haineux, au harcèlement en ligne et la manipulation de l'opinion publique ainsi que la diffusion et l'utilisation de contenus générés par l'intelligence artificielle.
Cette initiative de la Commission a pour but de « renforcer les efforts déployés [...] pour préserver l'intégrité des processus électoraux dans l'UE ».
Depuis les problèmes liés à l'ingérence étrangère lors des élections en Roumanie (EUROPE 13547/15), l'Europe a intensifié ses moyens de lutte contre la désinformation en période d'élection.
Douze pays ont récemment envoyé une lettre à la Commission, lui demandant de prendre des mesures contre « l'ingérence dans les élections » de pays tiers. L'Allemagne, qui organise des élections législatives dimanche 23 février, fait partie des signataires (EUROPE 13570/8).
La « boîte à outils électorale » s'appuie entre autres sur les lignes directrices électorales dédiées aux plateformes et moteurs de recherche, publiées en mars 2024 (EUROPE 13379/7) ainsi que sur les retours d'expérience dans la mise en œuvre du code de pratique sur la désinformation et les tables rondes organisées avec les géants du numérique.
Voir la « boîte à outils » : https://aeur.eu/f/fls (Isalia Stieffatre)