Les secteurs européens de la mobilité électrique, de la recharge et de l'électricité, en partenariat avec la société civile, ont demandé à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, de rejeter la proposition d'introduction progressive des limites de CO2 pour 2025, dans une lettre rendue publique vendredi 21 février. Ils craignent que cela ne « retarde effectivement les ambitions » du secteur automobile (EUROPE 13559/32).
Ils demandent aussi de rejeter l'établissement de moyennes pluriannuelles afin de s'assurer que la limite de CO2 de 2025 reste significative et que la transition vers les véhicules électriques ne soit pas retardée. « Dans le cas improbable où les constructeurs automobiles devraient payer des amendes liées aux limites de CO2, toute déduction des contributions des États membres au budget de l'UE résultant de ces amendes devrait être allouée à l'écosystème des véhicules électriques », ont-ils suggéré. Ils souhaitent que la réglementation sur le CO2 en 2025 ne soit pas rouverte.
Selon eux, les flexibilités qui repoussent l'objectif de 2025 auront également pour effet : - de retarder l'adoption des voitures électriques à batterie par les consommateurs ; - de pénaliser les entreprises qui ont investi dans la mise en conformité ; - d'ouvrir la porte à des attaques potentielles aux limites de CO2 de 2030 et 2035 dans les années à venir.
Voir la lettre : https://aeur.eu/f/flf (Anne Damiani, avec Pauline Denys)