« La volonté des gouvernements français et italien de réduire le nombre d'entreprises couvertes par la directive sur le devoir de vigilance (CSDDD) permettrait aux principaux aéroports, ports et compagnies aériennes d'échapper à leurs engagements en matière de climat », selon une nouvelle analyse de l’ONG Global Witness, publiée lundi 17 février.
Ces deux gouvernements auraient pour projet d’exclure au niveau européen plus des deux tiers des entreprises actuellement couvertes par la directive (EUROPE 13562/11, 13574/4). Leur proposition s'appliquerait aux entreprises européennes employant au moins 5 000 personnes et réalisant un chiffre d'affaires annuel de 1,5 milliard d'euros dans le monde, ainsi qu'aux entreprises non européennes qui génèrent au moins 1,5 milliard d'euros dans l'UE, soit moins de 10% des entreprises initialement couvertes par le texte.
Cela signifierait que la CSDDD ne s'appliquerait plus à certains des plus grands aéroports de l'UE, notamment l'aéroport Schiphol d'Amsterdam, l'aéroport Brandebourg de Berlin et l'aéroport international de Vienne. De même, les trois plus grands ports européens, Rotterdam, Hambourg et Anvers, seraient également exclus. De grandes compagnies aériennes telles qu'Aegean, Air Baltic, ITA Airways et LOT seraient également retirées de la liste. (Anne Damiani)