Le Conseil des régulateurs européens de l’énergie (CEER) a analysé, dans un rapport publié lundi 17 février, la façon dont le 'paquet gaz’ peut être mis en œuvre en tenant compte des questions relatives au gaz naturel liquéfié (GNL) et aux terminaux d’hydrogène émergents.
Le CEER note que ce paquet législatif (une directive, un règlement) - adopté en 2024 pour la transition du système gazier européen vers des gaz renouvelables et à faible teneur en carbone (EUROPE 13455/26) - étend les lois existantes pour les terminaux de GNL pour inclure les terminaux d'hydrogène, tout en introduisant également de nouvelles règles qui ont un impact sur les terminaux de GNL.
Selon le Conseil des régulateurs, le paquet assure une plus grande transparence et une meilleure utilisation des capacités libres des terminaux de GNL, « tout en permettant un commerce de gaz plus flexible ».
Il indique ensuite que les régulateurs doivent se montrer attentifs aux différentes options qu’offrent les terminaux d'hydrogène. « Non seulement les installations traitant de l'hydrogène pur à l'état liquide seront prises en compte, mais également celles traitant de l'ammoniac liquide », indique le rapport.
En outre, aussi bien les terminaux qui déchargent et convertissent une substance liquide en hydrogène gazeux pour l'injecter dans les réseaux que les terminaux qui effectuent l'opération inverse (liquéfaction et chargement de l'hydrogène) doivent être pris en compte.
« Compte tenu du potentiel de production d'hydrogène dans l'UE, il faut envisager la création de terminaux de liquéfaction à l'avenir », souligne le rapport.
De façon plus détaillée, le document comprend un tableau résumant toutes les nouvelles dispositions concernant les terminaux de GNL et d'hydrogène au sein du paquet ‘gaz'.
Pour voir le rapport : https://aeur.eu/f/fjh (Pauline Denys)