login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13564
Sommaire Publication complète Par article 27 / 37
SOCIAL / Social/emploi

Intelligence artificielle au travail, la vice-présidente de la Commission européenne, Roxana Mînzatu, promet de pousser de nouveaux textes législatifs

Roxana Mînzatu, la vice-présidente de la Commission européenne chargée des Droits sociaux et des Compétences, des Emplois de qualité et de la Préparation, s’est dite déterminée à pousser de nouvelles initiatives législatives en matière d’intelligence artificielle (IA) sur les lieux de travail, jeudi 23 janvier, devant le Comité économique et social européen (CESE).

La responsable s’exprimait à l’occasion d’une plénière du CESE consacrée aux transformations liées à l’IA dans le monde du travail.

La vice-présidente a insisté en premier lieu sur le maintien d’un contrôle humain dans toute gestion algorithmique du travail et sur le maintien du dialogue social au cœur de toutes les transformations. Le dialogue entre les partenaires sociaux peut permettre d’aboutir à des compromis, « sans idées préconçues sur l’IA », a-t-elle commenté.

Estimant que l’IA peut avoir un rôle utile dans le monde du travail, elle a souligné l’importance de la transparence sur son utilisation et égrené les outils législatifs dont s’est déjà dotée l’UE, entre le règlement sur l’IA, sur la protection des données personnelles ou la toute première réglementation de l’UE sur la gestion algorithmique et le travail en plateformes, qui acte la nécessité d’une supervision humaine dans toutes les décisions affectant les travailleurs.

« Je pousserai pour l’adoption de nouveaux textes législatifs », a-t-elle promis, se disant certaine que l’IA peut aider les travailleurs, « et non l’inverse ».

À ses côtés, la vice- ministre polonaise de la Famille, Katarzyna Nowakowska, a indiqué que l’IA et son impact sur le marché du travail constituent une des priorités de la Présidence polonaise du Conseil de l’UE, représentant une « opportunité et une menace à la fois ».

Si l’IA représente « une énorme opportunité de renforcement de notre compétitivité », des questionnements se posent en même temps, notamment en termes de respect des conditions d’emploi, de qualité d’emplois et de maintien du cadre anti-discrimination. Il faut donc un respect des droits fondamentaux dans tous les modèles d’entraînement de l’IA, a-t-elle ajouté.

Les modèles d’IA doivent être conçus de sorte que les travailleurs puissent soumettre leurs difficultés et recevoir des retours ; les employeurs doivent aussi informer les employés que l’IA est utilisée sur le lieu de travail.

Il faut encore s’opposer à toute limitation des droits sociaux, qu'il s'agisse de la santé et de la sécurité au travail, des horaires de travail ou du cadre anti-discrimination.

Les ‘Employeurs’ contre une nouvelle réglementation. Le groupe des employeurs du CESE a adopté un avis mercredi 22 janvier affirmant que l'UE doit veiller à utiliser tout le potentiel de l'IA pour améliorer la productivité et le bien-être au travail dans le cadre juridique déjà existant.

« L'IA peut apporter des avantages considérables au monde du travail : elle accroît la compétitivité et la productivité, stimule l'innovation, favorise la transition écologique et soutient l'amélioration des conditions de travail », a déclaré Stefano Mallia, président du groupe.

Mais « il n'est pas nécessaire d'adopter une législation supplémentaire, car cela va à l'encontre de l'engagement politique actuel de réduire de 25% les exigences en matière de rapports. Modifier le cadre réglementaire existant avant même sa mise en œuvre enverrait un message très négatif en termes de progrès et d'investissement dans l'IA dans l'UE ».

Lien vers l'avis : https://aeur.eu/f/f65 (Solenn Paulic)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
SÉCURITÉ - DÉFENSE
ACTION EXTÉRIEURE
SOCIAL
ÉDUCATION - JEUNESSE - CULTURE - SPORT
COUR DE JUSTICE DE L'UE
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES