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Bulletin Quotidien Europe N° 13564
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ACTION EXTÉRIEURE / États-unis

L’UE doit négocier autant que possible avec Washington, selon la Commission et le Parlement européen

Une tendance se dégage parmi le flot de réactions au retour de Donald Trump à la Présidence des États-Unis : la volonté de négocier et de limiter les dégâts. C’est ce que la Commission européenne a prévu et c’est ce que demande la majorité du Parlement européen (EUROPE 13562/1).

Dans une déclaration commune, quatre eurodéputés impliqués dans les relations transatlantiques appellent l’UE à chercher les intérêts communs avec les États-Unis. « Les négociations sont la voie à suivre », a affirmé Bernd Lange (S&D, allemand), qui préside la commission du commerce international au PE. Pour son compatriote David McAllister (PPE), Président de la commission des Affaires étrangères, l’UE doit faire son maximum « pour devenir un partenaire égal face à Washington ».

Exploiter les intérêts communs, c’est exactement ce à quoi s'attelle la Commission européenne depuis plusieurs semaines, notamment à travers un groupe de travail dédié. Selon le média allemand Handelsblatt, les équipes de la Commission préparent un plan pour augmenter les importations de gaz et de matériel militaire américain, dans le but de convaincre M. Trump de ne pas imposer de surtaxes sur les produits européens. Cette idée est souvent revenue dans les discussions ces dernières semaines comme une solution crédible pour éviter les tensions commerciales.

En face, certaines voix voudraient voir l'UE défendre davantage ses valeurs. C’est notamment le cas du Président espagnol, Pedro Sánchez, ou de son homologue français, Emmanuel Macron.

Selon ce dernier, l’Europe, bien qu’attachée au lien transatlantique, doit savoir « aussi affirmer ses intérêts propres et les défendre avec ses valeurs et ses instruments européens ».

Tels sont les mots qu’il a utilisés mercredi 22 janvier aux côtés du chancelier allemand, Olaf Scholz, dont le ton est plus conciliant envers Washington. « L’Europe et les États-Unis sont unis par une amitié de longue date. C’est sur cette base que nous voulons continuer de construire ensemble », a affirmé M. Scholz.

À Davos, la directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), Ngozi Okonjo-Iweala, a aussi mis en garde les pays du monde entier contre une escalade dans les tarifs douaniers. Selon elle, un comportement de surenchère avec les tarifs « entraînerait une perte de PIB à deux chiffres ». En lieu et place de riposte, elle recommande aux pays affectés par des tarifs de suivre les procédures de règlement des différends à l'OMC. (Léa Marchal)

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