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Bulletin Quotidien Europe N° 13564
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Mer

Les eurodéputés condamnent la poursuite jusqu'en 2029 de la chasse à la baleine en Islande

Lors d'un débat, mercredi 22 janvier à Strasbourg, les eurodéputés ont condamné la décision du gouvernement islandais intérimaire visant à poursuivre la chasse à la baleine pendant cinq années supplémentaires.

Ils ont demandé le respect du droit international, à savoir le moratoire, en vigueur depuis 1985, interdisant la chasse commerciale à la baleine. Quelques élus ont demandé des sanctions commerciales contre l’Islande frappant ses produits de la pêche.

Paulo Roberto de Medeiros do Nascimento (PPE, portugais) a estimé que l’autorisation donnée par l’Islande ne va pas dans le sens d’une protection des baleines, des espèces qui migrent. Il a demandé la prise en compte des cétacés dans le futur 'Pacte européen pour les océans'.

André Rodrigues (S&D, portugais) a déploré le fait que plus de 2 000 baleines risquent de disparaître à cause de la décision islandaise. Les rorquals sont protégés, car menacés d’extinction, a-t-il souligné. L’UE, selon M. Rodrigues, doit demander au nouveau gouvernement islandais de revoir la position (du gouvernement précédent).

Tilly Metz (Verts/ALE, luxembourgeoise) a fustigé le « permis de tuer » accordé par un gouvernement qui, pourtant, n’a pas été reconduit. Elle a rappelé que 29% des Islandais soutiennent la pêche à la baleine.

Emma Fourreau (La Gauche, française) a estimé que l’UE devait utiliser tous les leviers à sa disposition pour dissuader l’Islande de relancer « l’industrie du carnage ». Elle a évoqué des sanctions sous la forme d’une interdiction des produits de la pêche d’Islande, en cas de reprise de la chasse.

Jean-Marc Germain (S&D, français) a dit notamment qu’il fallait s’assurer que la chair de la baleine ne puisse « aucunement transiter par les ports de l’UE ».

Dialogue. « Cette décision représente un sérieux revers pour la conservation des baleines et menace également l'équilibre fragile de nos écosystèmes marins », a déclaré Magnus Brunner, le commissaire européen aux Affaires intérieures et à la Migration. Il a demandé la protection du « multilatéralisme » et, à cette fin, « la Commission renforcera son engagement auprès des autorités islandaises, non seulement pour émettre nos critiques, mais aussi pour mieux comprendre leur point de vue sur la chasse à la baleine et pour explorer des solutions ». Selon le commissaire européen, « une approche positive dans l'esprit de la très bonne coopération de longue date avec l'Islande serait le meilleur moyen d'obtenir des résultats ».

Fin 2024, le gouvernement intérimaire d'Islande a délivré une nouvelle licence de cinq ans à deux navires pour la chasse au rorqual commun et au petit rorqual. Jusqu'en 2029, 209 rorquals communs et 217 petits rorquals pourront être capturés chaque année pendant la saison de chasse à la baleine (de juin à septembre).

Le Japon et la Norvège sont les deux autres pays qui contournent le moratoire international, lequel ne couvre pas la chasse aborigène, autorisée pour le Danemark (Groenland), la Russie (Sibérie), Saint-Vincent-et-les Grenadines et les États-Unis (Alaska).

Certains élus ont évoqué la libération par les autorités danoises du militant écologiste Paul Watson, qui dénonce « l'illégalité » de la chasse à la baleine. Le Japon accuse M. Watson d'être coresponsable de dommages et blessures à bord d'un navire baleinier japonais en 2010. (Lionel Changeur)

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