Plus de 130 organisations non gouvernementales (Greenpeace, Environmental Justice Foundation, Zero Waste Europe) ont interpellé le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, à la suite de récentes déclarations de la cheffe du Programme des Nations unies sur l'environnement (PNUE) concernant le 'Traité plastiques' (EUROPE 13496/2).
Inger Andersen aurait, selon elles, « une interprétation restrictive du champ d'application du futur instrument en se concentrant exclusivement sur les plastiques à usage unique et à courte durée de vie, en excluant l'extraction et la production de l'ensemble du cycle de vie des plastiques ». Se concentrer sur les produits à usage unique et à courte durée de vie ne suffirait pas, estiment-elles, à mettre fin à la pollution plastique. Elles reprochent à Inger Andersen de sous-entendre qu'aller plus loin « reviendrait à interdire des plastiques essentiels ».
Les ONG soulignent que les multiples déclarations d'Inger Andersen ne reflètent pas la position du Programme des Nations Unies sur l'environnement, qu'elle dirige ni celles d'autres programmes des Nations Unies. Ainsi demandent-elles à Mme Andersen de « s'abstenir d'outrepasser son rôle d'organisatrice du Comité de négociation intergouvernemental (CNI) ».
Voir la lettre : https://aeur.eu/f/dyt (Florent Servia)