La France et l’Espagne ont demandé, lundi 21 octobre, à Luxembourg, lors du Conseil 'Agriculture', que puisse être engagée une réflexion autour d’une approche coordonnée au niveau de l’Union européenne pour anticiper les besoins vaccinaux et travailler à l’amélioration de la disponibilité (quantités et délais) des vaccins en santé animale.
Luis Planas, le ministre espagnol de l’Agriculture, a aussi prôné des mesures pour s’assurer que l’UE dispose de stocks suffisants de vaccins pour lutter contre les maladies animales.
La délégation française a demandé un volume suffisant des vaccins (banques d’antigènes) et une approche européenne pour améliorer leur disponibilité. La France a demandé de mobiliser la réserve en cas de crise agricole pour aider les éleveurs à lutter contre la fièvre catarrhale ovine et a insisté encore sur les 'mesures miroir' (dispositions qui subordonnent l'accès au marché de l'UE au respect de certaines normes de production européennes essentielles en matière d'environnement, de santé ou de bien-être animal) s’agissant des produits agricoles importés.
La réciprocité des normes dans les échanges commerciaux a été citée par d'autres pays, tandis que le Danemark a critiqué les effets négatifs des 'clauses miroir'.
L'Italie a soutenu la demande franco-espagnole sur la vaccination, de même que la Finlande, l'Irlande, la Belgique, le Portugal, la Slovénie, la Bulgarie, la République tchèque ou l'Autriche, notamment.
La Croatie et d'autres pays, comme la Roumanie, la Lettonie, la Belgique ou la Bulgarie, ont regretté la baisse du taux de cofinancement de l’UE dans le domaine des mesures de lutte contre les épizooties.
Lien vers le document franco-espagnol : https://aeur.eu/f/dyz (Lionel Changeur)