Le ministre espagnol de l'Agriculture et de la Pêche, Luis Planas, a défendu, lundi 21 octobre, « l'approfondissement des relations stratégiques » avec le Maroc, après l'arrêt de la Cour de justice de l'UE qui a annulé l'accord de pêche signé avec l'UE au motif qu'il ne prenait pas en compte le Sahara occidental (EUROPE 13497/12).
« Nous respecterons l'arrêt, mais nous sommes politiquement très intéressés par l'approfondissement des relations stratégiques avec le Maroc », a souligné M. Planas à Luxembourg, avant la réunion du Conseil 'Agriculture et Pêche'.
Interrogé sur le fait de savoir s'il pensait que l'UE devrait envisager un nouvel accord incluant le Front Polisario dans les négociations, M. Planas a déclaré que l'Union devait maintenant « évaluer les conséquences [des arrêts] d'un point de vue juridique et politique ».
Le ministre a également annoncé qu'il se rendrait vendredi prochain à Rabat pour participer à la réunion ministérielle du Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM).
Il y rencontrera, entre autres, son homologue marocain, Mohammed Sadiki.
Sur la réunion de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA), qui se tiendra à Limassol (Chypre) en novembre, l'Espagne n'est « pas favorable » à la réouverture du débat sur les totaux admissibles de captures (TAC) pour le stock de thon rouge. En ce qui concerne le thon obèse, l'Espagne défend le maintien du quota actuel pour cette espèce, a expliqué M. Planas. (Lionel Changeur)