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Bulletin Quotidien Europe N° 13502
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / France

Le gouvernement français entend agir « vite et fort » pour redresser les finances publiques du pays

Le gouvernement français a présenté, jeudi 10 octobre, un projet de budget pour 2025 destiné, selon les mots du ministre du Budget, Laurent Saint-Martin, à « agir vite et fort » pour redresser les finances publiques dont la détérioration s'est accélérée depuis la pandémie de Covid-19.

Reprenant les annonces du Premier ministre, Michel Barnier (EUROPE 13494/15), ce projet de budget ambitionne de ramener le déficit public de 6 à 5% du PIB national fin 2025. Cet effort de redressement budgétaire de 60 milliards d'euros sera supporté à hauteur de 40 milliards d'euros par la réduction des dépenses et à hauteur de 20 milliards par une hausse de la fiscalité.

Pour réduire les dépenses, de nombreuses hausses des dépenses seront limées, telles que la hausse des dépenses sociales, qui sera plafonnée à 2,8%. Installé pendant la crise énergétique, le bouclier tarifaire sur l'électricité prendra fin. Par ailleurs, 2 200 postes seront supprimés dans la fonction publique, notamment l'éducation, mais pas dans les secteurs de la justice et de la défense.

Côté recettes, M. Saint-Martin a dévoilé des contributions fiscales « exceptionnelles, temporaires, ciblées », qui seront mises en place et viseront : - 440 entreprises dont le chiffre annuel dépasse 1 milliard d'euros, cette mesure devant rapporter 8 milliards d'euros en 2025 et 4 milliards en 2024 ; - les 65 000 foyers fiscaux les plus aisés.

D'autres prélèvements obligatoires concerneront une hausse de la taxe sur les billets d'avion (1 milliard d'euros) qui inclura dorénavant les jets privés.

Mettant en garde contre « un risque d'effacement » des économies des pays de l'Union européenne face à « l'interventionnisme » des concurrents internationaux, le ministre des Finances, Antoine Armand, a appelé à « un sursaut », qui devra passer par un agenda de compétitivité au niveau européen. Selon lui, le budget français pour 2025 est destiné à maintenir « la crédibilité » de la signature de la deuxième économie de la zone euro dont les fondamentaux restent solides, avec une croissance en 2024 prévue à 1,1% du PIB et un chômage (7,3% de la population active) proche de son plus bas niveau depuis 40 ans.

Néanmoins, la dette publique de la France, qui devrait atteindre 113% du PIB cette année, est « colossale » et impose le remboursement de 50 milliards d'euros, a admis M. Armand. La faute, selon M. Armand, à cinquante années de déséquilibre budgétaire.

Comme sept autres États membres, la France fait l'objet d'une procédure pour déficit excessif (EUROPE 13462/1). Elle doit encore transmettre à l'échelon européen son programme budgétaire pluriannuel, dont le budget 2025 est la première étape et qui concrétisera un retour du déficit public sous la barre des 3% du PIB national en 2029.

Voir le projet de budget français pour 2025 : https://aeur.eu/f/dup  (Mathieu Bion)

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