L'Agence exécutive européenne pour l'éducation et la culture (EACEA) a publié, mardi 23 juillet, un rapport intitulé 'Youth mainstreaming, youth impact assessment and youth checks. A comparative overview' afin d’analyser les pratiques d'intégration de la jeunesse et des outils d'évaluation des politiques affectant les jeunes dans 33 pays en Europe, en se concentrant sur quatre États membres de l'Union européenne : la Belgique (Communauté flamande), l'Allemagne, la France et l'Autriche.
L'intégration de la jeunesse, définie par les conclusions du Conseil de l'Union européenne de novembre 2023 (EUROPE 13299/1), consiste à intégrer les perspectives et les besoins des jeunes dans la formulation, le suivi et l'évaluation des politiques ainsi que dans les processus de décision. Cette approche vise à garantir que les préoccupations des jeunes soient intégrées de manière transversale dans les politiques générales.
Le rapport examine quatre outils d'audit. En Belgique (Communauté flamande), le rapport 'JoKER' évalue les effets des nouvelles lois sur les jeunes et propose des mesures alternatives si des impacts négatifs sont identifiés.
En Allemagne, le 'ComYC' réalise des évaluations indépendamment du gouvernement et publie ses résultats en ligne.
En France, une clause d'impact jeunesse est incluse dans toutes les nouvelles législations pour examiner les effets sur les jeunes de 16 à 25 ans, avec un accent sur l'égalité et l'accès aux services.
En Autriche, une évaluation est effectuée non seulement avant l'adoption des lois, mais aussi cinq ans après leur mise en œuvre pour vérifier les effets réels.
Un point commun entre ces outils est que la participation systématique des représentants des jeunes n'est pas requise, bien que des consultations informelles puissent avoir lieu.
En Allemagne, toutefois, l’audit jeunesse est réalisé par un organisme indépendant, contrairement aux autres pays où il est géré par le ministère responsable.
L'Autriche se distingue par l'exigence d'une évaluation systématique des impacts législatifs cinq ans après leur mise en œuvre.
Le rapport démontre que l'intégration des perspectives liées aux jeunes dans l'élaboration des politiques peut renforcer leur confiance envers les institutions. Aussi, cette approche promeut des politiques inclusives et durables en faveur des jeunes en Europe, en s'appuyant sur des pratiques fondées sur des données probantes et en encourageant l'échange de bonnes pratiques entre les pays.
Lire le rapport (en anglais) : https://aeur.eu/f/d5c (Nithya Paquiry)