Le centre de réflexion Bruegel a publié, le 17 juillet, une analyse des droits compensateurs provisoires imposés par la Commission européenne sur les véhicules électriques chinois (EUROPE 13446/1). Ses auteurs expliquent que les fabricants européens de véhicules électriques vont être affectés par les tarifs, dans la mesure où certains d’entre eux fabriquent aussi des voitures en Chine, qu'ils exportent ensuite vers l'UE. De la même manière que les fabricants chinois, ces exportateurs sont susceptibles d’augmenter les prix de leurs produits pour compenser le coût des tarifs.
« Des prix plus élevés pour les véhicules électriques vont causer des dommages supplémentaires en ralentissant directement la transition verte et en brouillant le message de la Commission sur son urgence », écrivent les chercheurs de Bruegel.
Par ailleurs, ils estiment que les droits de douane auront pour effet de réduire la pression sur les entreprises européennes à innover et à améliorer leur productivité, puisqu’ils seront moins sujets à la concurrence chinoise.
Les auteurs suggèrent plutôt à l’UE d’essayer de négocier un accord avec la Chine afin que celle-ci ajuste notamment le prix de ses batteries afin qu’il corresponde mieux au marché européen et pour mettre fin aux subventions déloyales pour les producteurs chinois de véhicules électriques.
Voir l’analyse : https://aeur.eu/f/d57 (Léa Marchal)