L’Agence de coopération des régulateurs de l’énergie (ACER) et le Conseil des régulateurs européens de l'énergie (CEER) ont appelé la Commission européenne, le Conseil de l'UE et le Parlement, jeudi 11 juillet, à donner la priorité à cinq défis clés en matière d'électricité et d'infrastructure lors de leur prochain mandat.
Dans un document sur les défis pour le futur système électrique européen, les régulateurs soulignent la nécessité de soutenir le déploiement des énergies renouvelables intermittentes et de construire un secteur de l'électricité « résilient, flexible et rentable ».
Ils demandent ainsi : (1) d’adopter une approche paneuropéenne intégrée de la sécurité de l'électricité, en mettant l'accent sur la flexibilité ; (2) d’améliorer les réseaux de distribution et de responsabiliser les consommateurs ; (3) d’accélérer le développement des infrastructures de transport en améliorant l'évaluation au niveau paneuropéen ; (4) d’appliquer le principe d’ « efficacité d'abord » aux réseaux et à la production existante ; (5) de reconnaître que les régulateurs indépendants peuvent contribuer à renforcer la confiance des États membres dans le marché de l'électricité de l'UE.
Par ailleurs, l’ACER et le CEER recommandent de fournir des outils permettant aux États membres de s'entraider pour préserver la sécurité d'approvisionnement et réduire les besoins de flexibilité au niveau local.
Selon les régulateurs, les institutions de l’UE devraient également se concentrer sur l'amélioration du marché à terme de l'électricité, pour soutenir des investissements efficaces, veiller à ce que les gestionnaires de réseau de transport (GRD) jouent un rôle neutre et proposer divers systèmes de tarification aux consommateurs, mais aussi rendre les capacités transfrontalières entièrement disponibles pour les échanges commerciaux.
Pour voir les priorités : https://aeur.eu/f/d0w (Pauline Denys)