L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a émis l’avis, dans un rapport scientifique publié jeudi 11 juillet, que certains types de plantes génétiquement modifiées issues de nouvelles techniques génomiques (NGT) ne présentent pas plus de risques que des plantes conventionnelles.
Un avis qu’a dénoncé dans la foulée Greenpeace, qui a reproché à l’organisme de sécurité alimentaire de l’UE de contredire plusieurs études d'agences nationales européennes. Dont celui de l'Agence nationale française de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), du 22 janvier 2024, qui a mis « en garde contre les risques potentiels des nouveaux OGM pour la santé humaine et l'environnement », rappelle Eva Corral, de Greenpeace.
Les avis des agences nationales de l’environnement d’Autriche (UBA) et d’Allemagne (BfN) ne sont pas non plus pris en compte par celui de l’EFSA. Selon ces deux agences, « 90 à 94% des nouvelles demandes d’OGM seraient totalement dérégulées », en figurant dans la catégorie 1 de la proposition de la Commission européenne pour une nouvelle législation européenne, qui est normalement réservée aux plantes considérées comme conventionnelles. La proposition initiale réserve la deuxième catégorie aux plantes devant respecter des règles strictes (comme celles appliquées aux OGM).
De son côté, la Présidence hongroise du Conseil de l'UE veut également relancer le débat sur la proposition de la Commission européenne (EUROPE 13451/7), arguant que les critères proposés par la Commission « pourraient ne pas être suffisants pour établir une similitude » entre les NTG 1 et les plantes cultivées selon des méthodes traditionnelles. Les Hongrois réclament aussi plus de transparence sur l'étiquetage des NTG 1. (Florent Servia)