La Commission européenne a estimé, dans un rapport publié jeudi 11 juillet, que la mise en œuvre du programme spatial de l'UE et la performance de l’Agence de l’Union européenne pour le programme spatial (EUSPA) étaient bonnes.
Le programme, doté d'un budget de près de 15 milliards d'euros, est composé des initiatives phares de l'UE en matière de navigation, de positionnement et de synchronisation (Galileo, EGNOS2), d'observation de la Terre (Copernicus) et de nouvelles initiatives sur la connaissance de la situation spatiale (SSA) et sur les communications gouvernementales par satellite (GOVSATCOM).
Selon la Commission, le programme a atteint ses objectifs et réussi à attirer et à retenir un nombre croissant d'utilisateurs et à élargir l'accès à de nouveaux acteurs. De plus, il a satisfait à tous les critères d'amélioration de la réglementation 2021/6961 l’établissant pour 2021-2027.
Galileo, « le système de navigation par satellite le plus précis au monde », a atteint avec succès ses objectifs essentiels « en fournissant des services mondiaux à long terme, de pointe et sécurisés de positionnement, de navigation et de chronométrage, avec des interruptions de service minimales » et « la plupart des objectifs ont été atteints, voire partiellement dépassés ».
La mise en œuvre de la composante EGNOS a bien progressé. Cependant, même si les performances de son service en termes de couverture s'améliorent progressivement, notamment dans le domaine de l'aviation, l'objectif d'assurer le service EGNOS sur tous les territoires des États membres de l'UE en Europe a pris du retard, selon la Commission.
Concernant GOVSATCOM, les activités préparatoires à la fourniture de services ont été mises en œuvre de manière efficace. Pour les trois sous-composantes de SSA : les services de surveillance et suivi de l'espace de l'UE (SST) « fonctionnent très bien », et les processus de mise en œuvre de la météo spatiale (SWE) et des objets géocroiseurs (NEO) sont toujours en cours.
Tous les indicateurs prouvent que les performances des services Copernicus en termes de fiabilité, de disponibilité et de continuité sont en moyenne supérieures à l'objectif de 94,5%, tout comme sont dépassés les objectifs de volume de données générées par les Sentinel, salue la Commission, qui souligne des retards dans le lancement de Sentinel 1C13 en raison de l'indisponibilité des lanceurs européens.
L’absence temporaire d’une solution de lanceur européen est un « facteur majeur » de retard et menace l’autonomie de l’UE. De plus, des améliorations devraient être apportées pour éviter des retards inutiles et des coûts supplémentaires dans le déploiement de l'infrastructure et sa modernisation.
En outre, si le nombre d'utilisateurs augmente, des efforts supplémentaires peuvent être déployés pour favoriser l'adoption par le marché et les utilisateurs des données, services et applications spatiaux de l'UE, selon la Commission.
Par ailleurs, « la performance globale de l’EUSPA est bonne et elle atteint tous ses objectifs » : elle a accompli efficacement toutes ses tâches principales et confiées, et renforcé ses compétences et ses capacités.
Toutefois, des efforts supplémentaires pourraient être déployés pour réduire les délais d'octroi et améliorer la transparence dans la planification des appels d'offres, estime la Commission. Elle promeut aussi des améliorations dans le Conseil consultatif grâce à une intégration précoce des aspects programmatiques dans son processus décisionnel.
Voir le rapport : https://aeur.eu/f/d12 (Camille-Cerise Gessant)