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Bulletin Quotidien Europe N° 13433
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PE2024 / Pe2024

Des élections européennes faussement historiques entraînant peu de changement, selon la FEPS

Dans un rapport rendu public vendredi 14 juin, la Fondation d’études européennes progressistes (FEPS) décrit les élections européennes de 2024 comme un moment moins historique qu'il n'y paraît, révélateur des crises que traverse l'Union européenne et marqué par un certain idéalisme.

Loin de critiquer cet idéalisme, la FEPS explique qu’il permet des « délibérations importantes et des moments de créativité politique » ainsi qu’un moment d'« exercice de la démocratie européenne », dans lesquels États membres et l'Europe sont intrinsèquement liés. Cet idéalisme fut particulièrement marqué dans ces élections. En analysant les résultats, la FEPS essaie de décrypter l’avenir de l’UE. 

Paradoxalement, la montée de l’extrême droite en Europe dans les élections nationales des dernières années, puisqu’elle a été un sujet de débat constant et a convaincu certains habituels abstentionnistes de faire un vote utile, ne s’est pas traduite par la prise de pouvoir de l’extrême droite au Parlement européen (PE). La montée des partis eurosceptiques a donc, contre toute attente, entraîné un regain d’intérêt pour l’UE et limité le pouvoir de ces partis.

Cependant, bien que les forces pro-européennes aient trouvé le moyen de résister, la polarisation croissante au sein de la coalition entre les groupes PPE, S&D et Renew Europe fait peser le risque d’un PE sans ligne directrice. D’autant que le S&D, bien qu’il ait réussi à se maintenir, fait face à des défis importants comme le ‘malaise de l’Est’, en référence au faible score électoral dans les pays d'Europe centrale.

Une des conséquences de la polarisation fut l’incroyable violence de cette campagne, qui n’est pas seulement le fruit de la polarisation. « Il s'agit d'une révolte généralisée contre la culture politique et les valeurs fondamentales sur lesquelles l'UE a été créée », estime la FEPS. Or, cette révolte ne s’arrêtera pas à ces élections, c’est pourquoi ses causes doivent être traitées.

S’il y a eu un regain d’intérêt lors de ces élections, il faut garder à l’esprit qu’elles restent « de second ordre » pour la majorité des citoyens européens. Elles servent bien souvent, dans l'esprit des citoyens, de référendum ou d’élections nationales anticipées. En conséquence, l’UE sert de bouc émissaire pour l’opposition et ses réalisations passées sont critiquées, ce qui met en danger l’image que les citoyens se font d’elle. Alors qu’elle prépare son élargissement et approfondissement futur, l’UE doit combattre cette critique omniprésente, selon la FEPS.

Voir l'étude : https://aeur.eu/f/con  (Paul Charles - stagiaire)

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