login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13433
Sommaire Publication complète Par article 21 / 38
Invasion Russe de l'Ukraine / Ukraine

Plus de 80 États et organisations internationales soulignent leur soutien au respect du droit international

Les représentants de 82 États et organisations internationales, dont l’UE, ont apporté leur soutien, dimanche 16 juin, à la déclaration de la présidence suisse publiée à l’issue de la conférence de haut niveau sur la Paix en Ukraine. Plus de 100 pays et organisations ont participé à la conférence, mais tous n’ont pas signé la déclaration, dont l’Arménie, la Jordanie, l’Inde, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis ou encore l’Afrique du Sud.

Rappelant que la guerre entre la Russie et l’Ukraine continuait de causer des souffrances humaines et des destructions à grande échelle et de créer des risques et des crises aux répercussions mondiales, les participants ont souligné leur engagement à faire respecter le droit international, y compris la Charte des Nations Unies. « Cette Charte, y compris les principes de respect de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de tous les États, peut servir et servira de base pour parvenir à une paix globale, juste et durable en Ukraine », ont-ils promis. « Cette guerre est une tentative odieuse de remplacer la force de la loi par la loi de la force », a dénoncé Charles Michel dans un discours.

Les signataires ont réaffirmé aussi « leur engagement à s'abstenir de la menace ou du recours à la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout État, les principes de souveraineté, d'indépendance et d'intégrité territoriale de tous les États, y compris l'Ukraine, à l'intérieur de leurs frontières internationalement reconnues, y compris les eaux territoriales, et de résolution des différends par des moyens pacifiques en tant que principes du droit international ».

La déclaration reprend également les trois points développés lors des sessions de travail : l'énergie nucléaire, le droit humanitaire et la sécurité alimentaire. Ainsi, « toute utilisation de l’énergie nucléaire et des installations nucléaires doit être sûre, sécurisée, protégée et respectueuse de l’environnement » ; la sécurité alimentaire mondiale dépend d’une production et d’un approvisionnement ininterrompus en produits alimentaires et la libération de tous les prisonniers de guerre doit passer par  un échange complet.

Estimant que pour parvenir à la paix, il fallait la participation et le dialogue entre toutes les parties, les participants ont décidé de prendre des mesures concrètes à l'avenir dans les trois domaines, « avec un engagement accru des représentants de toutes les parties ». « La paix nécessite le dialogue. Tout dialogue futur avec la Russie doit être fondé sur le droit international et la Charte des Nations Unies. Et c’est à l’Ukraine de décider quand cela sera possible », a souligné M. Michel.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, estime que « le chemin vers une paix réelle nécessite patience et détermination ».

Voir la déclaration : https://aeur.eu/f/coh

Lundi 17 juin, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a estimé que les résultats de la conférence étaient « proches de zéro ». Selon lui, de nombreux participants comprennent « que toute discussion sérieuse n'a aucun avenir sans la présence de la Russie ». M. Peskov a précisé que le président russe, Vladimir Poutine, était « toujours ouvert au dialogue et à des discussions sérieuses et substantielles ». (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

CONSEIL EUROPÉEN
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
Invasion Russe de l'Ukraine
SÉCURITÉ - DÉFENSE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
PE2024
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES