L'Union européenne « regrette » la décision des autorités vénézuéliennes de retirer leur demande d'observation des élections présidentielles du 28 juillet prochain, qu'elles avaient adressée aux Européens, et leur demande de « revoir » cette décision, a déclaré par écrit le porte-parole du Service européen pour l'action extérieure (SEAE), Peter Stano, mercredi 29 mai, à Agence Europe (EUROPE 13404/22).
D'après M. Stano, les Vénézuéliens doivent être en mesure de choisir leur président lors d'élections « crédibles, transparentes et concurrentielles » et soumises au regard d'observateurs internationaux, « y compris ceux de l'UE ».
Le porte-parole a également rappelé que les accords de la Barbade agréés fin 2023 entre le régime Maduro et l'opposition politique prévoient que l'UE serait invitée à observer le scrutin présidentiel (EUROPE 13278/33).
À la mi-mai, l'UE avait reconduit jusqu'au 10 janvier 2025 les sanctions européennes visant des personnalités et des entités vénézuéliennes soutenant le régime de Nicolás Maduro (EUROPE 13409/39). Dans un geste d'ouverture, elle avait retiré de la liste des personnes sanctionnées quatre dirigeants de la Commission électorale nationale, dont son président, Elvis Hidrobo Amoroso. Celui-ci a vu dans cette initiative « un chantage » de l'UE. (Mathieu Bion)