Plus de 50 entreprises et associations ont demandé à la Présidence belge du Conseil de l’UE, dans une lettre commune publiée le 29 mai, d’assurer l’adoption finale de la loi sur la restauration de la nature, bloquée depuis le revirement de la Hongrie en mars dernier (EUROPE 13378/1).
Cette demande survient quelques jours après la lettre commune de 11 États membres souhaitant également que le texte aboutisse à un accord final lors du Conseil ‘Environnement’ du 17 juin (EUROPE 13409/11).
« Plus de 50% de l'économie mondiale ou du PIB mondial dépend fortement ou modérément de la nature. Nous, les entreprises, avons besoin des ressources naturelles et des services écosystémiques qui sont aujourd'hui menacés par la perte de biodiversité et le changement climatique », écrivent les signataires.
Par ailleurs, ils indiquent que l’inaction climatique entraînera des perturbations coûteuses dans les chaînes d’approvisionnement, une baisse de la productivité et une augmentation des coûts opérationnels.
Ces entreprises et associations estiment que la loi sur la restauration de la nature représente justement « l'occasion pour une génération de prendre des mesures concrètes et efficaces pour inverser les crises de la biodiversité et du climat ».
Elles appellent donc la Présidence belge du Conseil à assurer l'adoption « urgente » de la loi européenne sur la restauration de la nature, « telle que convenue par les colégislateurs en novembre 2023 et adoptée par le Parlement européen en février 2024 ».
Pour voir la lettre : https://aeur.eu/f/cf3 (Pauline Denys)