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Bulletin Quotidien Europe N° 13418
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POLITIQUES SECTORIELLES / CompÉtitivitÉ

Emmanuel Macron appelle à doubler le budget de l'UE pour investir dans les technologies propres

« Il nous faut, en Européens, et d'abord en Franco-Allemands, avoir plus d'audace et porter beaucoup plus d'investissements publics communs », a déclaré le Président français, Emmanuel Macron, lors d'un discours sur la jeunesse européenne prononcé à Dresde, lundi 27 mai en début de soirée, à l'occasion de sa visite d'État en Allemagne.

Cette augmentation massive des investissements passe par une hausse drastique du budget européen, d'après lui. « Doublons notre budget européen, soit par la taille du budget, soit par les emprunts communs, soit pas des instruments qui existent déjà », a-t-il proposé. 

Dans une carte blanche commune publiée dans le quotidien Financial Times, Emmanuel Macron et le chancelier allemand, Olaf Scholz, appellent à un effort d'investissements publics et privés. Concernant le budget de l'UE, les deux dirigeants prennent position ensemble pour « travailler à introduire des nouvelles ressources propres ».

L'idée d'augmenter le budget européen, quelle qu'en soit la manière, divise les États membres (EUROPE 13416/1). Par conséquent, ceux-ci se mobilisent pour l'instant plutôt sur la mobilisation des capitaux privés existants, qui peuvent soutenir l'innovation, à travers l'approfondissement de l'Union des marchés de capitaux. 

Réduction de la charge réglementaire. La réduction de la bureaucratie met les Vingt-sept d'accord. Les dirigeants français et allemand le rappellent dans leur carte blanche. « Nous allons appeler à un agenda ambitieux de réduction de la bureaucratie pour proposer des procédures administratives plus simples et plus rapides et supprimer les charges administratives pour les entreprises de toute taille », indiquent-ils.

M.M. Macron et Scholz plaident aussi pour la suppression de tous les obstacles à la circulation au sein du marché intérieur. 

Préférence européenne. À Dresde, le président français a également défendu le concept de 'préférence européenne' dans les futures politiques industrielles. Il estime que l'UE ne doit pas rester ouverte coûte que coûte face à la Chine et aux États-Unis, qui favorisent leur propre économie en faisant usage d'outils protectionnistes. « Nous avons besoin d'avoir une stratégie européenne qui bâtisse une préférence européenne en matière de défense, d'espace, qui bâtisse une stratégie d'achat européen et permette d'avoir des règles commerciales qui bâtissent des clauses miroir », a souligné M. Macron. 

Dans ce domaine également, la France peine à convaincre au Conseil. Les Pays-Bas, la Suède, la Finlande, le Danemark, mais aussi l'Allemagne s'opposent à de telles mesures, qui vont à l'encontre du libéralisme, selon eux.

Le langage utilisé dans la tribune franco-allemande est également adouci sur ces questions commerciales. La réciprocité et la concurrence équitable sont mentionnées, mais certaines idées et principes généraux, tels que la fin de la naïveté, chère à Emmanuel Macron, ne sont pas reprises. (Léa Marchal)

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