La Confédération européenne des syndicats (CES) a alerté, vendredi 26 avril, à la veille de la Journée internationale des travailleurs, sur des études révélant que le nombre de personnes mortes au travail en raison d’une chaleur extrême augmente plus rapidement dans l’Union européenne que dans toute autre région du monde, selon un communiqué.
Selon les estimations de l’Organisation internationale du travail (OIT), 80 800 personnes ont souffert de blessures au travail dues à la chaleur en 2020 et 67 d’entre elles en sont mortes.
L’UE a vu le nombre de décès liés à la chaleur au travail augmenter de 42% depuis l’an 2000. L’Agence européenne pour l’environnement a aussi déjà pointé que les vagues de chaleur en Europe ont déjà « entraîné une augmentation de la fréquence des coups de chaleur et des décès parmi les travailleurs en extérieur, en particulier dans les secteurs de l’agriculture, de la construction, de l’entretien des voiries et de la collecte des déchets ».
Seuls quelques pays de l'UE ont une loi en la matière : la Belgique, la Hongrie, l’Espagne, la Lettonie et la Slovénie.
La CES demande donc à la Commission une législation contraignante garantissant que les travailleurs puissent interrompre le travail et faire une pause en cas de chaleur extrême, avoir accès à de l'eau potable, une zone ombragée et des vêtements de protection et que les risques liés à la chaleur soient gérés par la négociation collective. (Solenn Paulic)