La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure, Nabila Massrali, a promis, jeudi 25 avril, que l’UE prenait « très sérieusement » les allégations portées à l’encontre du président du comité militaire de l’UE, le général autrichien Robert Brieger, critiqué pour avoir commenté un post révisionniste.
Selon Mme Massrali, le Haut Représentant de l'UE, Josep Borrell, « a demandé des clarifications supplémentaires » et doit désormais répondre « en temps voulu » au courrier que M. Brieger lui a envoyé.
« Toutes les formes de négationnisme et de distorsion de l'Holocauste sont totalement inacceptables. La haine n'a pas sa place dans l'UE », a prévenu la porte-parole.
Selon le quotidien autrichien Der Standard, le général Brieger a approuvé en novembre 2023 le post publié sur Facebook d'un ancien policier relayant des thèses complotistes, y compris de négation de l’Holocauste, accompagné de photos de camps de prisonniers de guerre gérés par les Alliés.
Selon une capture d'écran publiée par Der Standard, M. Brieger avait estimé dans un commentaire sous les photos qu'il s'agissait d'un « chapitre passé sous silence de l'histoire des vainqueurs ».
Dans une déclaration publiée dans la presse, le général a reconnu ce commentaire tout en précisant qu'il pouvait être interprété de différentes manières. Il a annoncé qu'il s'était, depuis, désabonné du compte incriminé.
« Je ne savais pas que des déclarations et commentaires révisionnistes et antisémites étaient partagés sur la page Facebook en question, ce que je rejette catégoriquement et dont je me distancie clairement et sans équivoque », a-t-il souligné. (Camille-Cerise Gessant)